La modération est une crainte de tomber dans l’envie et dans le mépris que méritent ceux qui s’enivrent de leur bonheur; c’est une vaine ostentation de la force de notre esprit; et enfin la modération des hommes dans leur plus haute élévation est un désir de paraître plus grands que leur fortune
Hier au Japon avait lieu « le » grand défilé de la couche pour adultes. Banquiers, hommes d’affaires et politiques auraient rapidement passé commande de plusieurs modèles avant le vote du plan de sauvetage Paulson au congrès américain.
Jean Sarkozy est relaxé dans une affaire de délit de fuite alors que le plaignant se voit condamné à une amende de 2000 Euros pour « procédure abusive ». Et l’utilisation « abusive » du pouvoir exécutif, ça coûte combien ?
devant la remontée d’Obama dans les sondages, les républicains réfléchissent à une nouvelle stratégie politique : laisser les démocrates gagner l’élection pour coller tout les problèmes des Etats-Unis sur le dos du black…
Aujourd’hui, Chinaski.fr fait appel a ses plus grands sémioticiens, étymologisti-plasticiens pour analyser, certes avec un vieux goût de foutre rance au coin de la mollaire, un des noms les plus convoités par les diffuseurs de parfums à chiottes télévisuels qui soit : ENDEMOL.
A première vue, que nous evoque ce doucereux intitulé « Endemol »?
Nous pensons tout de suite à un médicament révolutionnaire pour lutter contre le priapisme : « Chéri,quand cesserons donc ces érections frénétiques, tu as pris ton Endemol 500mg? »… Nous imaginons tout à fait cette scène dans un film d’anticipation comme on en fait si bien depuis Orwell. Cette analyse peut paraitre fantasque mais nos esprits au demeurant gauchistes et libertaires savent pertinemment que nous sommes tout à fait proches du compte : les déjections télévisuelles de cette usine à vide restent un bromure des plus efficaces pour des cerveaux dejà bien engourdis. Dans un registre non moins médical, le sus-dit nom évoque aussi clairement le formol, à savoir ce produit verdâtre dans lequel on conserve fort bien les choses mortes.
No comment.
Et bien quéquette!! Nos analystes se sont fourrés le doigt dans l’oeil : ce nom n’est pas le produit de l’imagination conquérante et perverse de géants de l’entertainment mais tout simplement la contraction des patronymes des deux larrons vikings à l’origine de ce formidable consortium, à savoir : Joop van den Ende et John de Mol. Etonning not? Ces deux jeunes hommes ne sont bien-sûr plus de la partie et depuis sa création en 1994 la multinationale a vu ses rangs et son capital gonflés de noms comme Mediaset ( la société de Silvio Berlusconi), Arthur pour sa filiale francaise, mais aussi quelques sous-fifres tels que Lagaf,Fogiel ou encore Karl Zéro.
Alors de Nice People à Secret Story en passant par Qui veut gagner des millions, ce nom domine notre paysage télévisuel dans la joie et sans prise de tête bien sur (32h de programmation hebdo sur les chaînes hertziennes en 2002), nous abreuvant sans cesse des fleurons de la créativité européenne en matière d’amusement et de culture.
Sur ce, comme l’a si bien dit Roland Barthes en posant le point final de ses mythologies : Youpi.
Au moins, la crise de 1929, ça avait de la gueule. Les banquiers ruinés qui sautent sans parachute doré du haut des gratte-ciels, les hordes de paysans expropriés jetés sur les routes avec sur l’épaule de si pittoresques balluchons, les interminables queues de crève-la-faims noirs de crasse quémandant l’aumône d’une journée de travail dans les bureaux d’embauche de ceux-là même qui les ont mis à la rue, les Ford et consorts.
Et pis un peu partout dans le monde, les fascismes, nazismes et nationalismes qui s’ensuivirent, ça aura tout de même permis de faire de beaux films de guerre avec John Wayne dedans, et de vrais héros qui meurent au ralenti pour la liberté et la fraternité entre tous les peuples sauf les communistes, tout en perdant dignement leurs tripes sur le sable normand avec un sublime sens du sacrifice que plus personne n’oserait afficher aujourd’hui de peur d’essuyer les quolibets d’une société décidemment bien poltronne et individualiste.
Le plan de sauvegarde de l’économie voulu par Bush et ses séides n’est qu’une sombre machination fomentée dans l’ombre par quelques néo-conservateurs, ces faucons qui n’ont du rapace que le nom et du vautour les attributs se caractérisant d’abord par une absence totale de goût pour l’esthétique et les grandes fresques historiques. Il n’y a qu’à voir le triste spectacle que nous offre cette pseudo guerre d’Irak pour comprendre l’avenir qui nous est réservé : une molle dépression, longue et douloureuse, sans espoir au bout du tunnel, ponctuée de tirs sporadiques et d’attentats périphériques, sans le moindre doute quand à l’immuabilité d’un ordre bien établi où ne change que la couleur de la capote de celui qui vous encule.

un chasseur tout bourré trébuche et tire une charge de chevrotine en pleine face de son voisin, qui meurt sur le coup. Le Syndicat de la Police porte plainte pour contrefaçon.
la gauche…pardon, une bête erreur de frappe…
il voulait épater les badauds avec son Tazer tout neuf lors d’une fête de village, le policier municipal décime une chenille complète d’octagénaires.
Ségolène Royal, avec ses cheveux ébouriffés et une tunique bleue électrique, apparaît sur la scène du Zenith, et la première chose qui vient à l’esprit, c’est qu’elle affiche tous les attributs de celle qui vient de se faire frapper par la foudre.
Ou encore, qu’elle sort d’un camp d’entraînement pour policiers municipaux tout heureux de trouver une cible mouvante pour tester leurs Tazers.
Et puis le show commence, et l’on comprend qu’il s’agit simplement d’un hommage à Claude François, sa pensée profonde et progressiste à la fois, sa vie, son oeuvre, sa baignoire.
Car l’homme aux costards à paillettes plane comme une ombre tutélaire sur ce grand raout du divertissement publicitaire, avec Vincent Peillon et Jean-Louis Bianco dans le rôle des clodettes, François Bayrou dans le rôle de Michel Drucker, Yannick Noah et Trust(!) en guests stars, et les paroles inoubliables de la tartuffe du Poitou-Charentes – « Dans toutes les histoires, le chant a toujours porté toutes les révoltes », « J’ai appris qu’il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme » – doivent couler comme du miel dans les oreilles du blondinnet survolté – si tu nous entends de la haut, Claude, fait nous un signe, tu nous manques, surtout les lundi au soleil…
Las, la Laure Manaudou du marketing foireux se voulait lumineuse, elle ne se montre qu’illuminée. N’est pas Cloclo qui veut.
En attendant de se présenter à la StarAc’, il paraîtrait, selon son entourage, que Ségolène Royal envisage de se lancer en politique… (S’il y a des lecteurs de l’UMP sur Chinaski.fr, normalement, là, vous trouvez ce blog vachement drôle).
Car celle qui se présente comme un genre de prophétesse d’une gauche « moderne », foire son coup, elle débarque exaltée au Zénith, l’air de sortir d’une entrevue politique avec le Tout Puissant, mais un Tout Puissant sans Verbe, qui aurait oublié de lui refiler les Tables de la Loi, et la voilà un peu comme un Moïse qui redescendrait tranquillement du mont Sinaï pour annoncer fièrement à son peuple « Celles d’avant n’étaient pas dignes d’un prophète, Yahvé m’a refilé une nouvelle paire de pompes! ».
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