Jackson is dead

La justice divine a pointé son doigt noueux sur la trogne à la plus glauque des Rock-Star : Fiote jackson est moooooort !!
Perso, ça me fait toujours plaisir, quand une de ces stars millionnaire claque à 50 balais tous pétants, genre, jeune, mais pas flamboyant. Dans la mocheté de l’âge en fait. Ni moins de 30 balais, ni plus de 70.
Mickael, lui qui cuvait ses cuites dans un caisson à oxygène, voilà que ça te le ravale au rang des mortels. Ca te le ravale au rang des mineurs ou des ouvriers de la sidérurgie façon Bernard Lavillier. Voilà que ça te ravale la célébrité à roupie de sansonnet.
Car enfin, riche et célèbre à ce point-là, ou on meurt jeune d’une overdose, ou on paye dignement ses impôts jusqu’à la fin en fermant sa gueule…
Enfin bon, j’aime bien quand ils meurent, les Michel Jackson, dans la mocheté de l’âge. Par retour de bâton, ça nous rend un peu d’ humanité. Ca met fin à l’humiliation, celle de ne pas être soit-même riche et célèbre.
Et aussi, Mickael Machin, tout milliardaire qu’il soit, tout célèbre qu’il soit, reste un être humain. Mortel. Avec sa part d’ombre. (En ce qui concerne Michel, un amour immodéré pour les petits enfants. Blonds, de préférence. ) Bon. Un pédophile qui fait de la musique. Doit-on fermer les yeux sur le fait qu’il souhaite secrètement sodomiser des petits enfants sous prétexte que sa musique est tellement géniale ? Sa musique apporte-elle tellement à l’humanité qu’il faille fermer les yeux sur ses pratiques « étranges ».
Et puis, pour finir, peut-on faire confiance à un Bounty (noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur, à moins que ce ne soit le contraire…)?
Michel Jackson est mort ? En plus, à l’hôpital Ronald Reagan (si si, c’est vrai…) ?
Tout à coup, je sais pas pourquoi, je me suis mis à penser à Johnny.

CGED recrute

Il y a cet avion tombé dans l’eau. Au niveau de la zone de convergence inter-tropicale, y disent.
Bon.
Normalement, c’est pas drôle.
A cause qu’il y a des gens morts dedans, plein.
Un peu comme dans les films catastrophe, mais en vrai.
Sauf que.
Sauf que France 3 nous a gratifié hier d’un reportage qui continue de me faire rire.
Donc, tout commence chez CGED. Me demandez pas de détails, je me rappelle juste que c’est un genre de PME qui fait dans l’électrique.
Alors donc, CGED est en deuil.
La cause à la fatalité qu’est moche.
Car quand CGED a fait son bilan comptable 2008, CGED a dit, celà est bon.
Et CGED a décidé de remercier ses commerciaux.
Enfin, les meilleurs.
Voir même, les meilleurs des meilleurs.
Pour chaque zone géographique, le plus gros vendeur.
10 zones, 10 commerciaux récompensés.
Et là normalement, vous me sentez venir…
Keski zon gagné, les gaziers ?!!!
UN VOYAGE AU BRESIL !!!!
SI!!!!!!!!

CGED recrute.

Boomerang

Incarcéré pour toutes sortes de petites magouilles minables, Jacques Bouille, élu UMP, maire de Saint Cyprien, craque sous la pression et se suicide en taule. Car c’est moche, la vie en taule. Particulièrement moche en France, et encore plus après quelques années d’Etat UMP.
Il porte le nombre de détenus morts pour les même motifs en 2009 à 58.
Sauf que là, on a envie de rire.
Car le propre du boomerang est de revenir dans la gueule de celui qui l’a lancé. L’UMP est championne du monde pour en balancer tous azimuts.
Et d’un retour dans sa face ! Bien fait pour ta gueule, M. Bouille (notez le jeu de mots subtil).
Et le premier qui vient me parler respect, douleur des familles, humanité, ou ce genre de connerie, je lui botte le cul.

Pour la peine, un gentil lien vers une interview de Julien Coupat dans Le Monde du 25 mai 2009.

Trop fort…

Gros titre sur liberation.fr ce matin: « C’est officiel, la France entre en récession. »
Euh… je sais pas vous… moi, ça me fait marrer.

Sasha Grey et moi

Je mets immédiatement fin au suspens : dans cet article, vous aurez droit à deux photos.

Oui, j’ai bien dit DEUX photos de Sasha Grey, d’un seul coup, comme ça.

Car la vie est trop courte, et je sais que vous aimez ça.

D’ailleurs, les statistiques le prouvent, et j’avoue que leur lecture me trouble : 80% des nombreuses visites sur chinaski.fr sont dues aux photos de la belle.

A partir de là, pourquoi se priver ?

Je sais ce que vous allez me dire: Chinaski, revient ! Nous, tes fidèles lecteurs, nous t’aimons ! Nous aimons tes fabuleux articles de fond, leur humour décapant, la finesse de ton analyse et ton baroquisme stylistique (oui cher lecteur, je sais que tu pratiques aussi, en cachette, le néologisme foireux). Ne te laisse pas éblouir par les sirènes de la renommée ! Est-ce que tu préfères avoir des milliers de visites succintes et motivées par la concupiscence envers une vague actrice porno ? Ou quelques centaines de vrais lecteurs ?

Euh…

Ben, j’avoue que je me pose la question…

D’abord, si ça continue comme ça, je vais mettre de la pub sur le site, et Sasha Grey va me rapporter du pognon. C’est un genre de proxénétisme, me direz-vous.

Oui, je sais.

D’autres questions ?

Les 3 Royaumes, naissance d’un nanard.

Vous avez aimé ce passage, dans Le Seigneur des Anneaux, où l’espèce de créature transgenre Légolas s’immobilise en plein footing dominical, prend l’air inspiré en levant la tête aux étoiles et lache sentencieusement: « Le ciel rougeoit. Beaucoup de sang a coulé cette nuit »?

Alors courrez voir Les 3 Royaumes, le dernier film de John Woo.

Car, entre quelques scènes d’action à budget vertigineux et néanmoins ennuyeuses, vous assisterez pendant presque 3 heures à un festival d’aphorismes foireux, sentences débiles et dialogues affligeants de balourdise, dans la plus pure tradition Vandammienne, quelque part entre Barbara Cartland et Jean-Pierre Raffarin.

Merci, John. Car si, au départ, le film n’est pas censé faire rire, j’ai grâce à toi passé un super moment de poilade.
Je ne sais pas si toute la salle se bidonnait, mais en tout cas, avec les spectateurs autour, devant, derrière, sur les cotés, on s’est bien fendu la gueule. Une ambiance conviviale avec des inconnus, comme ça, un vrai partage, c’est pas tous les jours que ça arrive.

Donc, merci John. Merci d’avoir titillé notre imagination, car pendant trois heures, tu suscitas chez le public un véritable festival de créativité, c’était à celui qui sortirait la plus grosse connerie en réaction à ton nanard ultime.

Il y en eut de bonnes, et pour conclure, je citerai logiquement la toute dernière saillie lumineuse du film, d’autant qu’un tel déluge ne permet pas de les retenir toutes.

Alors que les gentils ont gagné, qu’ils ont, grâce à un monsieur météo super efficace qui lit les changements de direction du vent dans le marc de café, réussi à foutre une branlée à une armée adverse vingt fois supérieure en nombre, le super général des super gentils contemple les cadavres sur le champ de bataille où une femme, gentille elle aussi, tient dans ses bras la tête d’un soldat inconnu mort au champ d’honneur tout en regardant on ne sait pas trop quoi dans le ciel, mais ça a l’air triste, le super général donc, celui qui au cours du film a dézingué environ 168 gaziers à coups de lance, épée, sabre, couteau et autres objets tranchants ou contondants, se rendant soudain compte que la guerre c’est moche, confondu par l’ampleur du massacre, le regard perdu à l’horizon dans un océan de détresse, lache: « Nous avons tous perdu aujourd’hui. ». Et là, ça s’arrête. Noir. Générique.

Et un des rigolos du public de s’écrier:  « Tu l’as dit, bouffi! ».

Gad Elmaleh vous emmerde, bande de crevards !!

Ah la fameuse photo, que l’on découvre souvent, au hazard d’un détour intéressé vers le frigo afin d’y soustraire quelques contenants de substance houblonée, accrochée au mur de la cuisine, au pire encadrée dans un sous-verre simple et de mauvaise facture, au mieux simplement punaisée, au cours d’une soirée chez des amis qui perdent aussitôt un peu de votre estime.

Certes, la découverte plus tardive dans les waters, lors d’un séjour aussi bref qu’obligatoire vu les circonstances , du poster de Che Guevara en barbudos, regard vif et poil soyeux, porté par l’espoir et la foi en un avenir meilleur, est plus grave, et vous entraînera sans doute, quelques cacahuettes plus loin, à vous en prendre violement au premier convive énonçant le début de l’ombre d’un cliché, voire à l’innocent peigne-zizi de service vous expliquant sans rire comment il sauve l’humanité tellement il trie ses déchets, tellement il mange bio.

Car enfin, ces dinausaures, ces fossiles à l’imaginaire sclérosé, ces gauchistes repentis qui aujourd’hui « se nourrissent volontier au bon lait ségolinique » (Jean-Bernard Pouy, Mes soixantes huitres), ne font que perpétuer le mythe d’une époque révolue.

Pour ma part, je vis avec mon temps. J’ai récemment affiché, dans ma cuisine, afin de divertir et édifier ma jeune bonne sri-lankaise qui a parfois l’outrecuidance de me réclamer un salaire, une photo prise au Fouquet’s en toute simplicité, où l’on découvre sur des visages couperosés par une alimentation grasse et abondante et l’abus de Grands Crus Classés, le regard rendu vitreux par la lecture assidue des pages économiques du Figaro, le genre d’élévation spirituelle qui semble parfois émaner des plus grands, fixée pour l’éternité sur la pellicule, lorsqu’ils sont réunis autour d’une table par les plaisirs simples de la bonne chair et de l’amitié, Sardou, Bénabar et Florent Pagny en pleines agapes.

Quand à mes chiottes, elles risquent tout prochaînement de se voir ornées d’une nouvelle figure, car un prétendant jusqu’ici outsider vient de faire une entrée fracassante sur la scène pourtant bien encombrée de la saloperie universelle.

J’ai nommé le si sympathique Gad Elmaleh, que les possesseurs du poster premièrement cité ne manqueront pas de défendre, qui trois jours après un prime-time promotionnel sur TF1 de deux heures pour son dernier film , déclare benoitement sur Europe 1 qu’il soutient le bouclier fiscal de Sarkozy, qui lui épargne l’odieuse corvée de remettre quelques-uns supplémentaires de ses nombreux millions d’euros au service de la collectivité, qui en aurait bien besoin en ce moment, et qui, toute demeurée qu’elle soit, puisque celà ne l’empêchera pas d’aller voir le dit-film, n’en mérite par pour autant un tel mépris de la part d’un bozo qui ne fait que la divertir.

Et Dieu créa le Con

Le problème avec les cons, c’est que 1)Ils sont majoritaires. 2)Ils votent. 3)Je ne sais pas à quel moment exactement ça a glissé, dans les années 80 probablement, mais le fait est que le con est désormais sûr de lui, de son bon droit, de son mode de vie, de ses valeurs.

Pourquoi je pense que les années 80 marquent un tournant ? Parce qu’à mon avis, elles sont le retour de balancier de la décennie insurrectionnelle précédente.
Après les émeutes de la fin des années 60 dans tout l’occident, les années soixante-dix, en une queue de comète, furent marquées par l’envie de changer la société, de la remettre en question. Alors, les gauchistes disaient aux cons, nous pouvons changer les règles, suivez-nous, au début vous serez toujours aussi cons, mais on se chargera de vous faire évoluer.

Le con s’est méfié. Serait-il toujours lui-même, moins con ? Vertige identitaire…

Après avoir bien réfléchi, les réactionnaires ont trouvé le discours parfait: nous allons faire évoluer la société, nous allons libérer le capital, ne vous inquiétez pas, vous ne sentirez rien passer. Et surtout, nous vous aimons tels que vous êtes: cons.
Le con n’a nul besoin d’être moins con pour avoir sa part du gâteau. Nous nous empiffrerons tout le reste, mais vous aurez le droit de rester cons. Con is beautifull. Con est l’avenir. Con est partout. Con devient célèbre à force de persévérance. Con devient riche. Con passe à la télé. Votez Con.

Et donc, le con qui avait traditionnellement vocation à fermer sa gueule, ne se sent plus pisser. Dans une société où la réflexion, la culture, l’intelligence sont valorisées, le con rasait les murs. On ne le traquait pas, on ne l’enfermait pas, on ne cherchait pas à le réduire, non, on le laissait tranquillement vivre sa vie de con.
Mais quand c’est l’inverse qui se passe, le con devient vindicatif. Par nature, le con n’aime pas que l’on vive différemment de lui. Alors il traque, il enferme, il condamne, il exclut, il jette en prison, il matraque, il saque, il licencie, etc. tous ceux qui menacent d’une manière ou d’une autre de lui rappeler ce qu’il est : un con. Et que sa manière de vivre ne vaut pas mieux.

Alors comme dirait l’autre, il faudrait une bonne guerre, parce que c’est prouvé : pendant que les gens normaux vont voir ailleurs si j’y suis, pendant ce temps, la guerre tue statistiquement plus de cons…

Soutien au gouvernement

Camarades militaires, d’active et de réserve, en soutien au gouvernement, merci d’envoyer vos dons sous forme de balles Dum-Dum, 38 spécial ou 9mm à l’adresse suivante:

Nicolas 1er de la France
Elysée
Paris

Idiocracy

J’ai vu ce film, récemment. Je crois qu’il n’est même pas sorti en salle, ou alors, dans une totale discrétion.

Pour la référence, et les aficionados de séries à la con, c’est les mecs de « Beavis and Butthead » qui l’ont fait…

C’est un gentil nanard, mais on se marre quand même, d’autant que l’idée de départ est séduisante: l’armée américaine (ben évidemment, pas l’armée du Costa Rica) met au point une machine à voyager dans le temps. Les gentils gradés en charge de l’opération décident d’envoyer un gugusse si je me souviens bien, cinquante ans plus tard.

Ils se disent alors qu’il serait pas mal pour représenter l’humanité du début du XXIème siècle, de choisir un type moyen en tout. Taille, QI, opinions, couleur de peau… Enfin, blanc quoi,parce qu’il faut pas déconner, s’ils le prennent pour un islamiste ou un feignant à son atterrissage, ça le fait pas. Pis y vont pas envoyer un jaune, quand même, merde, ils ont leur dignité…

Enfin bref, ils finissent par trouver leur pigeon dans un bureau miteux aux archives dispensables de la grande muette. Et ils réussissent à le convaincre, sinon le film s’arrête là.

Notre gars prend donc place dans la machine, tout se passe bien, sauf que le technicien préposé à la surveillance s’endort connement, et le cobaye se retrouve projeté 1000 ans plus tard… dans un monde où l’humanité a régressé, où les hommes sont devenus tellement abrutis que lui , le moyen en tout, se trouve largement plus malin que la moyenne, à tel point qu’il finira Président de le Monde.

Je vous laisse méditer sur cette belle parabole, tout en vous conseillant le visionnage de ce gentil opus qui parait-il, a fait l’objet d’une plainte en diffamation conjointe de Georges Bush, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi.