Premier Round: Bénabar à la campagne

bénabarPetite analyse de texte sans méchanceté aucune…(en clair les « paroles » et en gras notre analyse et les perspectives de travail).

Artiste: Bénabar
Chanson: A La Campagne

A la campagne laquelle?
Y a toujours un truc à faire parce qu’à la ville non?
Aller aux champignons ceux qui te rendraient un peu moins cons?
Couper du bois, prendre l’air tu peux aussi te poser le cul, boire de la gnôle et réflechir a ta condition.

A la campagne
On se fout des horaires tu dis ca parce que t’es pas au rmi Beni!
Comme les maisons du même nom
C’est secondaire tu sais y a des gens qui y habitent à la campagne aussi Beni!

A la campagne
Y a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs et des trouducs de bobos parigots dans leur monospace de merde.

A la campagne
Y a des lieux pleins d’Histoire
Des châteaux tout cassés
Et des arbres centenaires ben si le ministère économisait sur l’orga de tes concerts on pourrait p’t'être retaper tout ca…

A la campagne
Quand on est citadin
A la campagne
On demande aux paysans
Le temps qu’il fera demain ben demande au père Fradet, il ira checker sur le site de Météo France pour te dire ça mon poulet!

A la campagne
On veut de l’authentique
Du feu de cheminée
Et du produit régional tu connais le Mcdo de Brive mec?

A la campagne
Il nous faut du rustique
Un meuble qui n’est pas en bois
Ça nous ruine le moral p’tite nature va!!

A la campagne
On dit qu’on voudrait rester
Quitter Paris, le bruit,
Le stress et la pollution et quitter carrément le pays non?…

A la campagne
C’est la fête aux clichés un peu comme tes chansons en fait…
La qualité de vie
Et le rythme des saisons

A la campagne
On se prête des pulls oui…
Quand on se traîne sur la terrasse
A la campagne
Y a des jeux de société
Auxquels il manque des pièces ça nous intéresse beaucoup,tu peux développer?

A la campagne
La nuit on ferme des volets alors qu’en ville on les ferme le jour c’est ca?…
Y a des bruits dans la maison
Et dehors dans la forêt tu serais pas juste un peu niais en fait?

A la campagne
Dans mon lit, plutôt que rêver,
Je préfère pas fermer l’œil et flipper en fait t’es pas une p’tite nature, t’es carrément une grosse tapette!

A la campagne
En principe on se lève tôt
Pas moi, je dors encore
Pour des raisons que vous savez oui on sait y a une chouette qui a traumatisé ta nuit pauvre chou…

A la montagne,
Y a des chalets, des chamois
Mais c’est pas l’objet
De cette chanson…
J’ voulais juste voir si vous suiviez tu nous prendrais pas un peu pour des buses? (d’ailleurs tu sais ce que c’est une buse?…c’est une variété de grenouille hyper vénimeuse qui crie dans la nuit…)

A la campagne
Quand arrive le dimanche soir
A la campagne
Pour éviter les bouchons
On va p’t-êt’ pas rentrer trop tard mais tu fais comme tu le sens mon gars, vis ta life!!!

A la campagne
J’ai envie d’être campagnard
D’avoir une grosse moustache
Et un gilet en velours vas-y laisse pousser,le ridicule ne tue pas…

A la campagne
J’ai envie de parler terroir
« J’ m’en vas cercler l’ calanchet
Pour pas qu’il vente
Dans les labours » ouais tu t’en vas te branler en gros c’est ca?

Ça me donne envie
D’être robuste et taiseux c’est quoi taiseux? C’est quand tu te tais? Ca serait extra ça!!
Le patriarche bourru
D’une série de l’été de France2
L’histoire d’une famille
Qui lutte pour son domaine on sent d’où te viens ta si profonde inspiration Beni…
Mais j’ai jamais le temps
Parce que j’ reste que le week-end ouais c’est ça barre toi, sinon le père Fradet il va te mettre un coup de gros sel dans le derche!!

A la campagne
Entends-tu au loin le cri
De la grivette cendrée ? Haaaaaa non, ca c’est juste le père Fradet qui sifflote en pissant sur ton Audi!

A la campagne
S’il neige à la Noël,
Je rentrerai les bistouquets dans l’étable ouais ben fous des chaines à ta caisse si il neige et t’approche pas trop des vaches avec ton bistouquet enfoiré de pervers!!!!!

Gad Elmaleh vous emmerde, bande de crevards !!

Ah la fameuse photo, que l’on découvre souvent, au hazard d’un détour intéressé vers le frigo afin d’y soustraire quelques contenants de substance houblonée, accrochée au mur de la cuisine, au pire encadrée dans un sous-verre simple et de mauvaise facture, au mieux simplement punaisée, au cours d’une soirée chez des amis qui perdent aussitôt un peu de votre estime.

Certes, la découverte plus tardive dans les waters, lors d’un séjour aussi bref qu’obligatoire vu les circonstances , du poster de Che Guevara en barbudos, regard vif et poil soyeux, porté par l’espoir et la foi en un avenir meilleur, est plus grave, et vous entraînera sans doute, quelques cacahuettes plus loin, à vous en prendre violement au premier convive énonçant le début de l’ombre d’un cliché, voire à l’innocent peigne-zizi de service vous expliquant sans rire comment il sauve l’humanité tellement il trie ses déchets, tellement il mange bio.

Car enfin, ces dinausaures, ces fossiles à l’imaginaire sclérosé, ces gauchistes repentis qui aujourd’hui « se nourrissent volontier au bon lait ségolinique » (Jean-Bernard Pouy, Mes soixantes huitres), ne font que perpétuer le mythe d’une époque révolue.

Pour ma part, je vis avec mon temps. J’ai récemment affiché, dans ma cuisine, afin de divertir et édifier ma jeune bonne sri-lankaise qui a parfois l’outrecuidance de me réclamer un salaire, une photo prise au Fouquet’s en toute simplicité, où l’on découvre sur des visages couperosés par une alimentation grasse et abondante et l’abus de Grands Crus Classés, le regard rendu vitreux par la lecture assidue des pages économiques du Figaro, le genre d’élévation spirituelle qui semble parfois émaner des plus grands, fixée pour l’éternité sur la pellicule, lorsqu’ils sont réunis autour d’une table par les plaisirs simples de la bonne chair et de l’amitié, Sardou, Bénabar et Florent Pagny en pleines agapes.

Quand à mes chiottes, elles risquent tout prochaînement de se voir ornées d’une nouvelle figure, car un prétendant jusqu’ici outsider vient de faire une entrée fracassante sur la scène pourtant bien encombrée de la saloperie universelle.

J’ai nommé le si sympathique Gad Elmaleh, que les possesseurs du poster premièrement cité ne manqueront pas de défendre, qui trois jours après un prime-time promotionnel sur TF1 de deux heures pour son dernier film , déclare benoitement sur Europe 1 qu’il soutient le bouclier fiscal de Sarkozy, qui lui épargne l’odieuse corvée de remettre quelques-uns supplémentaires de ses nombreux millions d’euros au service de la collectivité, qui en aurait bien besoin en ce moment, et qui, toute demeurée qu’elle soit, puisque celà ne l’empêchera pas d’aller voir le dit-film, n’en mérite par pour autant un tel mépris de la part d’un bozo qui ne fait que la divertir.

La possibilité d’un « ils »

Fin de partouze tragique dans les milieux littéraires : Angot, Houellebecq et BHV s’exilent a Miami avec leurs à-valoirs et laissent leurs éditeurs à poils dans la neige.

 

 

Désordre capilaire à l’UMP

Après Nadine Morano qui arborait un magnifique chignon à la Sarah Palin durant la campagne US, c’est au tour de Bernard Laporte de revendiquer son accointance capilaire avec Barack Obama. C’est ça, l’ouverture.

Faisons preuve d’humanité…

Après avoir pris soin de vérifier par trois fois son calibre 7.65mm sur sa maîtresse, qui réagit aussitôt par un soudain dégoût de vivre, le député UMP Jean-Marie Demange s’est tiré hier une balle dans la tête, provoquant sur sa propre personne un appel d’air irrémédiable.
Banale affaire passionnelle comme il en arrive chaque année plusieurs dizaines. Mais pas seulement, si l’on en croit les nombreux témoignages recueillis au sein de sa formation politique:

Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP: « Jean-Marie Demange était un de mes collègues que j’appréciais, qui était actif, il avait eu du mal à se remettre d’un échec aux municipales à Thionville, et visiblement ça l’avait beaucoup affecté ».

François Grosdidier, président de l’UMP de la Moselle: « Il avait été très affecté par la perte de la mairie qu’il vivait, douloureusement, comme un échec personnel ».

Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement: « Je ne sais s’il y a un lien entre les éléments dramatiques desquels nous parlons et cet échec aux municipales mais quoiqu’il en soit, c’est une perte pour l’UMP ».

Cher amis, nous devons prendre conscience de la fragilité de ces hommes, qui sous l’armure de l’arrogance et du costume trois-pièces cachent souvent un coeur sensible. Nous nous devons, nous devons à nos enfants, de prendre nos responsabilités, en faisant preuve d’humanité pour préserver ces santés mentales vacillantes: n’allons plus voter.

Benoît Poelvoorde a lui-même souhaité se faire interner en hôpital psychiatrique suite à un banal accident de voiture, conséquence non moins banale d’une soirée alcoolisée.
Un élégant et probe procureur de la République s’est empressé de révéler à la presse la présence de « substances non identifiées » dans le sang du comédien, confirmant sans le vouloir la détresse d’un homme tellement dépressif qu’il n’est plus capable malgré un budget quasi-illimité de se procurer de la bonne coke.
En effet, Benoît connaît un passe difficile. Il affirmait lors d’une interview, fin 2007, mal vivre sa notoriété grandissante, et traverser une grave dépression: « Le cinéma a pris le dessus sur ma vie et je me suis retrouvé tout nu avec plus rien d’autre que mes larmes pour pleurer. »
Faisons preuve d’humanité, et renvoyons Benoit à cette cohorte des comédiens anonymes et RMIstes, afin qu’il retrouve le goût de la vie et de la lutte: n’allons plus voir ses films.

Quand à Amy Winehouse, même pauvre, elle serait alcoolique. Doit y avoir sur terre à peu près 43.000 gonzesses pourvues d’un même talent musical, je vois pas pourquoi on nous emmerde avec celle-là…?
Faisons preuve d’humanité, supprimons la musique dans les ascenseurs.

Coluche… Mesrine… Rachida Dati.

La fin des seventies fut marquée par quelques figures flamboyantes dont les biopics sortent aujourd’hui dans les salles. Des anarchistes, des insurgés, Coluche, Mesrine, chacun à sa manière, se rebelle contre un système et un Etat jugés insupportables.
30 ans plus tard, c’est à l’intérieur même du système qu’il faut chercher la grande figure de la rébellion. Rachida Dati conchie la Justice, et si la démarche est hasardeuse, l’infiltration n’en reste pas moins la solution la plus efficace, la plus pragmatique pour s’en prendre à une organisation détestée.

Rendons sans ironie un hommage amplement mérité au talent, à l’énorme volonté et aux immenses qualités que Rachida a déployés pour parvenir à son poste actuel, tant il est vrai que dans notre beau pays, il faut être à peu près cinq fois meilleur que les autres pour parvenir à ses fins quand on a la peau un peu foncée et qu’on aspire à d’autres carrières que celles d’éboueur ou de femme de ménage.

Une fois parvenue au sommet à la force de son courage, en à peine plus d’un an, la Ministre a réussi à se mettre à dos l’ensemble de la profession, qui tente aujourd’hui par une pitoyable manifestation de redresser l’échine et qui dans un sursaut d’orgueil essaie encore de se débattre.
Mais Rachida, toute auréolée de sa pugnacité et du soutien de figures de la flibuste en eaux troubles, ne s’en laissera pas compter, et nous pouvons parier qu’elle ne lâchera pas le morceau, telle une kamikaze nihiliste au coeur de la mitraille petite-bourgeoise, elle ira jusqu’au bout de son insurrection contre le système, par un activisme déterminé et une efficacité à toute épreuve dans le dézingage de l’institution honnie.

La Justice et le Droit plient sous les assauts de la femme en colère infiltrée, pour le plus grand bonheur de tous les nihilistes du pays.
Certains brûlent des cierges devant la photo de Jean-Marc Rouillan pour que Rachida soit très prochaînement nommée au Ministère de l’Intérieur.

Bernard Laporte élu Connard de la semaine

bernard laporte élu connard de la semaineBernard Laporte. Bernard. Laporte. BernardLaporte. Bernie Lalourde, la Maïté de l’ovalie crapuleuse. Il ne fallait pas moins que le mildiou de Gaillac pour venir à bout d’un Michel Sardou pourtant confit d’aigreur dans sa posture de chanteur des bocages frontistes.
Tu étais censé squatter pour la semaine notre Panthéon de la connerie universelle, Bernard, mais nous refusons définitivement d’acheter à prix d’or le moindre litre de ta piquette et d’après ton attaché de presse, tu ne veux rien boire d’autre. Avec ta bobine sur l’étiquette, ton vinaigre me file mal au crâne rien qu’à le regarder et en plus, trente hectolitres pour une semaine, ça me semble excessif, donc désolé, on annule le séjour…allô ?…oui, Bernard ?…Pour le pinard c’est pas grave ?…Ah bin parfait, alors…oui, il y a à bouffer gratos…oui oui, les cochonnailles attendues…c’est ça, dans le placard juste à coté du vide ordures…Ah bin d’accord, à tout de suite alors.
Entre donc en ce Panthéon, Bernard, t’as fait vite, c’est quoi ta caisse ? Je te préviens tout de suite que j’ai coupé le jus, juste pour le plaisir de te mettre quelques grosses chandelles dans le buffet, mais t’es par nature à l’aise dans l’obscurité. J’ai également scellé la chaîne Hi-Fi au mur, cette petite merveille nous a coûté des compromissions et quelques phalanges avec des receleurs caribéens et, le prends pas mal, mais tu m’as l’air d’être du genre à te barrer avec l’argenterie et les ampoules. Les traces sur les murs sont normales, il a fallu qu’on désincruste JeanMarieBigard à coup de nettoyeur haute pression et ça a giclé partout. Bref, passe une bonne semaine dans notre Panthéon, pour que tu ne te sentes pas trop écrasé par la solennité du lieu, je t’ai mis le recueil des échanges de mail entre Mireille Mathieu et Mimi Mathy, beaucoup plus intéressant que ce que l’on pourrait croire selon les critiques averties. Et à part ça ?
A part ça, BernardLaporte a professionnellement entraîné des gros morceaux de barbaque à se rentrer dedans avec le plus d’élan possible mais également, et c’est sa grande contribution, à faire de la réussite (enfin, surtout de l’échec) de l’entreprise une question d’équilibre entre la qualité des fibres et le développement du système nerveux central des gros morceaux de bidoche déjà évoqués. Dans le même temps, BernardLaporte était vendeur pour une marque de vêtements de sport qui font sentir bon de dessous les bras. C’est à cette époque que, se saoulant de sa renommée montante et des sonnants contrats afférents il développe une forme aiguë de paranoïa et s’entoure d’une quinzaine de rugbymen pour assurer sa sécurité. Mais sa vie change réellement le jour ou son fils est invité à l’anniversaire du petit Louis S. Avec une intuition géniale, Bernard fait offrir au petit Louis douze rouleaux de jambon reconstitué Madrange, soit un total de soixante douze kilos. Touché au cœur par tant de générosité, Nicolas de Priapie, père de Louis, offre au benoît Bernard un emploi de chef des vestiaires dans son gouvernement où il devient rapidement la colite d’une Roselyne Bachelot plus gloussante et boudinée que jamais dans ses petits tailleurs fluos.
Depuis lors, BernardLaporte fait le job comme il peut, avec naïveté et balourdise, défend des idées faisandées et se perd en déclarations idiotes de père fouettard aux abois. Finalement, c’était mieux quand il vendait de la charcuterie sous vide.

Jean-Marie Bigard élu Connard de la semaine

Bigard a vu RoswellCe n’est plus une élection, c’est un plébiscite, l’acmé flamboyante de la démocratie participative dont même un dictateur sub-saharien ne saurait rêver : malgré qu’une notable originalité dans l’assassinat de masse lui ait conféré un statut unique de légende morte ou vive et que son nom soit digne d’un fabricant de lave-vaisselle, l’Houdini de Tora Bora c’est fait déchirer façon patchwork par le prêtre ouvrier de la vanne au saindoux.
Entre donc en ce Panthéon, Jean Marie, mais t’enlèves tes gros sabots pleins de merde s’il te plait, on a mis des tapis en pure laine sacrée du Tibet par terre, il a fallu qu’on tonde tous les moines de Lhassa et qu’on graisse la patte à Human Right Watch pour éviter les embrouilles et la TVA. Alors même pieds nus, tu marches à coté des tapis. Je suis fort navré de ne pas avoir trop de dispositions à te faire visiter l’appartement mais je suis un peu charrette au niveau timing et j’ai encore du shit à couper. Je t’ai cependant pété des andouillettes de Guémené-Penfao fraîches, celle fourrées foie-rognon et gros-intestin dont tu te délectes tant ; elles sont dans le placard juste à coté des cannettes de Kartöfellbraü dont la rumeur dit que tu l’aimes tiède. Tu m’excuseras de ne pas te dire de faire comme chez toi mais j’aimerais éviter que tu mettes des crottes de nez partout et ton pote Benoit16, qui n’a pas trop goûté Atary Teenage Riot, nous a déjà baisé la chaîne Hi-Fi avec sa saloperie d’eau bénite. Bref, on est pas allés au putes ensemble et tu comprendra que je pose sans détours l’affirmation : en fait, JeanMarieBigard, ça est encore pire que ce qu’on croyait.
De prime abord, JeanMarieBigard, c’est ce prénom, Jean-Marie, en passe de devenir aussi honni de la chrétienté que celui de l’Iscariote, ce qui en soit n’est pas une mince performance. Puis au second chef, ce patronyme qui confirme aux tenants de la théorie du complot qu’il suffit parfois d’une syllabe pour que la Vérité soit révélée : Big(con)ard. Détenteur d’une « espèce de pouvoir un peu mystérieux » sur les gens, grand éboueur des écuries d’un Augias franchouillard, l’éternel auteur de « des poils de cul sur ma savonnette » a manifestement l’à-propos d’une flatulence mucilagineuse dans un dîné au Fouquet’s, ce qui lui vaut d’être intronisé Parangon de l’intelligentsia élyséenne. Dès lors, le Dostoïevski de l’humour qui pendouille se risque à la conceptualisation : « pour exprimer notre âme secrète, en bon explorateur que je suis, je vais aller regarder dans le slip ». Ah bin dans ce cas, je peux te l’avouer, alors : ton âme, Jean Marie, m’a tout l’air de se négliger le prépuce.

KI KA KOUYE RACHIDA ?

C’est la grande énigme qui défraie la chronique aux quatre coins de l’empire sarkozien et va jusqu’à faire trembler l’Europe institutionnelle par ses implications adultérines : « mais, putain de bordel, ki ka kouyé Rachida ? ».
En tête de la short (?) list, du massif avec les mal-plaisant Messieurs Aznar et Laporte. Le premier s’est auto-détruit comme un grand et en deux secondes en accusant ETA des sanglants attentats de Madrid. Le haut fait politique du second est d’avoir entraîné des bourricots à crampons à se rentrer dedans avec le plus d’élan possible. Du stakhanoviste du foirage, aussi bien assortis qu’un improbable duo dans un film de Claude Zidi. Le petit ténébreux à moustache, roublard et introverti, et le grand cake à forte maxillaire, rigolard et prompt à la baffe. Elle aime le grand écart, Rachida, si je puis me permettre. Deux beaux pignoufs pris le nez dans le pot de miel et obligés de démentir « non, non, c’est pas moi que je suis le responsable de l’accident bête. » Ce qui, en « off », donne à peu près ceci : «Putain, elle m’avait dit qu’elle prenait la pilule, cette conne, merde, comment ça a pu arriver ? Pose cette échine de porc, ma chérie, tu vas finir par blesser quelqu’un». En espagnol, c’est la même chose sauf que, décalage culturel oblige, il faut remplacer « échine de porc » par « couilles de toro dans leur sac».
Dans leur sillage sur la fucklist, Arthur-de-TF1 qui aimait à se décrire, en début de carrière et avec une lucidité réjouissante, comme « l’animateur le plus con de la télé » (tu tiens toujours la corde, Jacques, continue à te battre…) ainsi que Eric Besson, présentement secrétaire d’Etat vaguement « chargé d’Internet » qui nous donne une idée de son potentiel créatif avec un « il faut que le numérique soit numérique pour tous » du plus bel effet. Nous ne pouvons faire l’impasse sur Dominique Desseigne, le boss du Fouquet’s de triste mémoire ni, bien entendu, le nain priapique, alias le demi-poney de Hongrie, toujours prompt à dégainer sa turgescence aux quatre coins de la République.
Mais tout ceci n’est que présomptions et le mystère reste entier, la dame s’acharnant à faire sa petite cachottière, même murgée au Banyuls. Tout au plus sait-on du père supposé qu’il voyage beaucoup. S’agit-il de Raël, qui passe son temps entre Aldébaran3 et la terre ? C’est afin de faire toute la lumière sur cette ténébreuse affaire que j’en appelle, ami lecteur, à ton témoignage. Si tu as toi aussi vécu une histoire à forte composante sexuelle avec madame Dati et n’espère pas être le père du malheureux évènement qui en a découlé (sic), envoies nous un résumé des faits, on essayera de recouper tout ça, on vérifiera les dates, les cycles, la lune, le développement du fœtus et peut-être pourrons-nous remettre la pécheresse en règle avec Allah le miséricordieux.

Roland Magdane est-il soluble dans le Cointreau?

Pour certains ce sera le squash, le golf dominical, ou le Texas Hold’em Poker du Saturday Night entre cadres proprement vêtus… Vous voyez ces petits moments qui permettent aux collègues de se détendre en continuant quand même à parler boulot, tout en gardant la classe et l’allure propres au haut rang socio-économique qu’ils s’imaginent occuper…

Eh bien chez Chinaski.fr aussi, nous avons nos petits jeux fédérateurs et notre favori est sans hésiter le « Kiki c’est qui va trouver le trou-de-balle à qui on pense pas de suite mais qui mérite quand meme? ». Un jeu qui ne mange pas de pain, et qui nous donne régulièrement l’occasion de démasquer ces petits malins de brasseurs d’air et autres discrets nuisibles qui se planquent dans les replis de notre paysage culturel, politique et audiovisuel.

AH AH eh bien regardez donc la belle bleue que voilà, un fanfaron bon marché qui m’a sauté a la face ce matin tel le crachat d’un lama neurasthénique, le chantre de l’humour de supermarché, le hérault de la vanne à boulangère………………………………Roland Magdane!!!
Non! Il n’est pas mort aspiré sous un tapis roulant à la caisse de chez Auchan! Il est toujours en place, toujours aussi caustique et virulent, prompt à s’en prendre tour-à-tour aux chaises de jardin, aux caddies et aux places de parking récalcitrantes, toujours prêt en petit Bukowski d’Ile de France (de son vrai nom Magdanski, véridique…), à nous raconter ses cuites torrides avec le vieux paysan d’à côté, son éternel compagnon de villégiature. Je vous invite donc a ne pas revoir ni réentendre ses spectacles si hauts en prise de risque et si enrichissants pour nos maigres âmes avides d’insurrection.

Cependant, ne tombons pas dans la caricature, Roland Magdane n’est pas QUE drôle! Et c’est en jetant un coup d’oeil à Pèlerin Magazine que j’ai compris qu’il ne fallait pas que je me fende la poire en matant la série Le Tuteur. Série où il incarne un vieux chibrosaure bellâtre au regard déterminé, personnage a mi-chemin entre ce bon vieux Hooker et L’Instit de Gerard Klein… je vous laisse imaginer que les méchants vont morfler sec et crouler sous l’eczéma de leur culpabilité!!

L’article de Pélerin Magazine

Tout ca pour vous rappeler que rien ne vaut les scènes de Dupontel, qui sait aussi faire du cinéma et ne pas être drôle sans nous insulter de sa mollesse et de son hyper-correction franchouillarde qui plane aussi haut qu’un vol de poules….

Je t’aime Albert!!