Pédophilie à l’UMP

mam veut prendre tes couilles comme ça, et...Michèle Alliot-Marie. MAM. La vulgarité faite femme. Pas cette vulgarité de bas-étage, constituée pour l’essentiel d’un accoutrement ridicule et d’un maquillage à la truelle, que l’on trouve communément répandue chez les prolétaires femelles.

Non, une vulgarité intériorisée, sincère et profonde, qui ne saute pas immédiatement aux yeux et qui pourtant, à bien y regarder, exsude sournoisement, caché sous les attributs de ce qui tente de se faire passer pour de la prestance, et que les plus énervés d’entre-vous verront plutôt comme une arrogance et une condescendance de classe qui, à travers l’histoire, ont appelé les exécutions les plus sommaires.

Mais soyons magnanimes, et avouons que Michèle porte princièrement sa tête farcie de merde.

Alors donc Machine, qui n’en est certes pas à son coup d’essai, frappe aujourd’hui très fort dans la démagogie dégueulasse. Certes, l’UMP a fait son fond de commerce de ce petit populisme minable qui consiste à flatter sans avoir l’air d’y toucher l’électeur lambda dans ses aspirations les plus sordides.
Mais là, je dois dire que je suis sur le cul.

Francis Evrard, pédophile meurtrier, autant dire, la crème de l’humanité, envoie du fond de sa cellule une lettre ouverte au nain priapique. Il réclame pour lui la castration physique. Qu’on lui coupe les couilles, quoi.

Je relève au passage l’unanimité fangeuse avec laquelle notre presse nationale a relevé l’information. De Libération au Figaro, la déontologie, pour nos gratte-papiers officiellement estampillés, consiste à se demander si telle ou telle information ne déplaira pas trop au Roi.

Quand à relayer massivement sur la place publique les délires médicamenteux d’un homme malade, cela ne semble poser de problème éthique à aucun d’eux. Car merde, le psychopathe demande à ce qu’on le mutile. Je croyais que ce genre de pratique relevait de la barbarie. Que les sus-dits journaux s’empressent de dénoncer haut et fort quand elle a lieu sous des latitudes plus exotiques.

Mais je vais pas commencer à parler de la presse, je suis déjà assez énervé comme ça.

Alors donc, revenons au cœur de la saloperie, là où elle atteint son plus haut degré de putréfaction, la tête de l’État: La ministre des gens qui foutent d’autres gens en taule, elle, trouve ça bien, la mutilation. Elle qui a accédé -comme tous ses camarades, à force de coups-bas, trahisons et/ou honteuses flagorneries – aux plus hautes fonctions de l’État, est censée incarner pour cela, je sais je suis un éternel naïf, l’excellence intellectuelle, la raison primant sur l’émotion, voire la sagesse, et elle déclare dans une interview au Figaro datée du 22 octobre: « la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu’aujourd’hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement . »

ENORME! Deux phrases bien senties, et se crée devant nos consciences ébahies un nouveau paradigme pour la putasserie politique.

Si Michèle a la chatte aussi pourrie que le cerveau, ça doit refouler sec en Conseil des Ministres. Oui, je sais, c’est délicat, c’est printanier et subtil, mais je l’ai déjà dit, je suis énervé.

Et donc, je propose moi, à des fins prophylactiques, la castration physique de chaque militant UMP. Jusqu’au dernier. Et pour pas que les militantes s’ennuient le samedi soir, tournée générale d’excision.

PS: le Syndicat de la Magistrature se fend la poire avec nous suite aux propositions vomitives de Tartufette: un article dans Le Monde daté du 23 octobre.

Web Participatif et Sarkozisme

Juste pour alimenter un peu le Gogole Bombing, un petit lien de rien du tout:
Trou du cul du web.
Quoi que c’est que ça veut dire? Chinaski fait des liens vers le site du nain priapique ? Non, je n’ai pas bu de bière frelatée. Il y a une explication rationnelle.
C’est tout simple. Il s’agit d’une blague de potache à la con, mais qui défoule tranquillement.
Google analyse les mots affichés pour chaque lien. Ainsi, en proposant un lien vers le site de Sarkozy sur ces mots, « trou du cul du web », j’augmente le positionnement de ce site sur cette suite de mots particulière.
Plein de monde s’y est déjà mis. Et ça marche. Tapez « trou du cul du web » dans Gogole, et admirez le résultat.
Voilà, c’est tout.
Merci.

Prémonitoire

Le jour où les cons voteront, Sarkozy sera Président de la République.

Proposition de loi sur les bandes violentes : une bande-annonce d’une belle bande de cons, digne de la Bande à Basile

« Proposition de loi sur les bandes violentes » : une bande-annonce d’une belle bande de cons, digne de la Bande à Basile.

Voilà que les violences en bandes reviennent, oh très discrètement, au programme de l’Assemblée nationale (l’examen de la proposition de loi contre la violence en bandes reprend lundi 29 juin, séance prévue à 21h30).

Passez pompons les carillons, les portes sont fermées…

Passons sur le fait que remettre ce texte à l’ordre du jour de lundi montre clairement la volonté du gouvernement de faire passer cette proposition devant les députés le plus rapidement possible, et ce, malgré les protestations de l’opposition. Passons donc. On n’est pas à un coup de passage en force près.

Dura lex sed lex : La loi est dure, mais c’est la loi

Le premier article de ce texte de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l’intention de commettre des violences», même s’il s’agit d’une participation temporaire, sera punie de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. Et lorsqu’un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l’une au moins est porteuse d’une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende.

Devinettes

A partir de combien on est une bande ? Où finit la bande de copains et où commence la bande violente ? Qu’est-ce qu’une participation à une bande ? Et une participation temporaire ? Comment peut-on condamner une intention ? Qu’est-ce qui constitue une arme ? Qu’est-ce que la rue ? Qu’est-ce qu’une personne ? A partir de combien de tours de vis répressif ça fait vraiment mal ?

Réactions

Le Syndicat de la magistrature « dénonce fermement la philosophie générale d’un texte qui instaure, par la création d’un délit préventif, une insécurité juridique manifeste ». Il juge en outre «juridiquement inutile» l’incrimination d’appartenance à une bande violente «puisque les tribunaux disposent déjà de l’arsenal pénal nécessaire pour poursuivre et juger les auteurs d’intrusions ou d’agressions violentes, y compris à l’intérieur des établissements scolaires».

Les sociologues (entre autres spécialistes de la délinquance) dénoncent comme « gratuit » le fait que le phénomène des bandes est en augmentation, et qu’ « aucune donnée ne peut l’étayer ».

Notons enfin que l’article 2 s’inspire de la funeste loi anticasseurs de 1970, qui créait une responsabilité collective en cas de troubles. Il prévoit ainsi d’étendre le délit de participation à un attroupement armé (trois ans de prison, 45 000 euros d’amende) aux personnes… non armées mais présentes « volontairement » ! « On est dans une logique de soupçon, comme au temps de la Terreur, où vous pouviez être suspect d’être suspect… » dénonce Michel Fize, chercheur au CNRS.

Dénouement

D’un point de vue purement théorique : place à la surenchère législative, au déni de la réalité, à la remise en cause des principes généraux du droit, au bouleversement de la procédure pénale, qui ne punirait plus seulement les faits commis, mais l’intention (« poursuivre le but(…) de commettre des violences volontaires » (art.1er)).

D’un point de vue plus physique, plus palpable : ce texte va permettre aux policiers d’interpeller qui ils veulent.

D’un point de vue bêtement citoyen, ces articles, qui visent à réprimer « les attroupements », sont susceptibles de s’appliquer sur « des phénomènes de contestation sociale ». Constat partagé par Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats, qui estime que le texte est « tout à fait transposable pour une manifestation ».

Moralité

Tous les mioches de 5ans qui portent une cagoule l’hiver prochain = bande à Bonnot.

Bande d’ahuries.

Bande du verbe bander. Bandons Camarades.

Boomerang

Incarcéré pour toutes sortes de petites magouilles minables, Jacques Bouille, élu UMP, maire de Saint Cyprien, craque sous la pression et se suicide en taule. Car c’est moche, la vie en taule. Particulièrement moche en France, et encore plus après quelques années d’Etat UMP.
Il porte le nombre de détenus morts pour les même motifs en 2009 à 58.
Sauf que là, on a envie de rire.
Car le propre du boomerang est de revenir dans la gueule de celui qui l’a lancé. L’UMP est championne du monde pour en balancer tous azimuts.
Et d’un retour dans sa face ! Bien fait pour ta gueule, M. Bouille (notez le jeu de mots subtil).
Et le premier qui vient me parler respect, douleur des familles, humanité, ou ce genre de connerie, je lui botte le cul.

Pour la peine, un gentil lien vers une interview de Julien Coupat dans Le Monde du 25 mai 2009.

Israël, tumeur maligne et camp de la paix.

A peine le mouvement de grève générale en Guadeloupe est-il consommé que s’épanouissent à nouveau, telles des renoncules qui flamboient sous la caresse enveloppante d’une touffeur vespérale et printanière, ces milles et une petites occasions quotidiennes d’exécrer son prochain.

Ainsi dans la douillette salle d’attente de mon proctologue.

Cependant que je m’ébaubissais d’y admirer, dans une vitrine en verre finement ciselé, une étonnante collection d’anus artificiels de toutes époques et de toutes origines, notamment un exemplaire ouzbek du XVIème siècle en véritable vessie d’auroch ouvragée au réalisme confondant, j’envisageais, sur une petite console située à coté d’une horloge franc-comtoise cachectique qui me semblait étrangement familière, une revue négligemment posée.

Le « Nouvel Observateur », en l’occurrence, dont je me saisissais sur le champ, non sans m’être assuré au préalable que j’étais bien seul (je l’étais à l’évidence, mis à part cet écorché grandeur nature qui m’exhibait sa tripaille sépia, luisante et craquelée tout en me fixant d’un œil sans paupières, que je ne puis qualifier que de torve), et je me délectais de cette sensation oubliée depuis de longues semaines déjà –le poids, entre mes mains, d’une actualité hebdomadaire.

Comment ce journal était-il arrivé jusque là ? Au prix de quels périls avait-il bravé le blocus, les incendies, les gendarmes et les barrages mobiles, la pénurie d’essence, de rhum, de télénovelas, les ravages du crack et des marges bénéficiaires pour finalement, au bout d’un mois d’errance, arriver ici ? Décidément mon proctologue avait le bras long et fortuné, comme en témoignaient les scanners colo-rectaux signés de nombreuses personnalités du show business, des arts ou de la politique joliment exposés sur les murs de la pièce comme autant de preuves d’excellence : soyez assuré que vous confiez votre fondement à une grosse pointure.

L’exemplaire du journal, dont le papier glacé commençait à se gondoler sous mes doigts moites d’une émotion fébrile, était daté du 5 février 09, avec en couverture cette photo de R. Dati, le port ampoulé, les traits brouillés d’une autruche en déroute, le regard perdu dans un vide qu’on devine tragique.
Allant de surprises en découvertes, je finissais par y rencontrer, page 78, Monsieur Avraham B. Yehoshua, « écrivain israélien partisan depuis toujours du camp de la paix » qui, interrogé à propos d’éventuels crimes de guerre perpétrés par Tsahal à Gaza lors de la « guerre » qui fit plus de 1300 victimes, répond que « Les Israéliens ayant toujours eu conscience de la démographie galopante des Palestiniens, bien supérieur à la leur, il n’y avait aucune raison politique ou militaire, indépendamment de considérations humanitaires évidentes, d’anéantir les populations civiles».
Quelques instants plus tard, penché en avant, les fesses à l’air et saisi d’une brutale envie de gerber, j’écoute mon proctologue, spécialiste ès trous du cul s’il en est, me confirmer qu’à l’évidence, nul philosophe à mèche, nul intellectuel cerclé d’écailles, nul dépositaire autoproclamé de valeurs droit-de-l’hommistes ne s’est manifesté pour relever ou dénoncer ces propos. Les oies blanches de la morale universelle n’ont pas cacardé dans la basse-cour de l’indignation médiatique, probablement avaient elles du foie gras à poêler ou quelques caricaturistes à griller sur la place publique.

Nonobstant quoi mon proctologue et moi avons décidé d’adopter une position dilatoire.

Texas hold’up

A la suite d’une attente interminable, une page noire et ensanglantée du grand livre déjà bien épais de la crasse médiocrité va enfin se tourner.

Ce chapitre retracera les sombres et pénibles années durant lesquelles aura sévit la plus pitoyable de toutes les marionnettes que la maison blanche ait connue. Dans un peu plus d’un mois, l’actuel parasite de Washington ramassera armes et bagages, femmes et enfants, bite et couteau, monture et sceau d’avoine pour s’en retourner dans son Texas natal. Au grand soulagement de l’humanité.

De retour dans le ranch familial, son père le gratifiera à coups sûrs d’une virile accolade, reconnaissant ainsi en son rejeton le digne héritier d’une lignée de va-t’en-guerre. Défiant le monde avec une obscène impunité et poussant la manipulation à son paroxysme, il n’aura pas dérogé à la longue tradition utilitariste guidant régulièrement affaires et politique aux USA: les gains doivent toujours être supérieurs aux pertes.

Il incarnera pour cela LE président de la guerre contre le terrorisme dont sa famille, ses relations et les faucons du gouvernement profiteront grassement. Les têtes pensantes de son gouvernement auront sans doute longuement médité ce constat éclairé de Gorbatchev selon lequel la dislocation de l’URSS avait porté aux USA le coup le plus rude de la guerre froide en les privant d’ennemis. Et ils auront sans doutes été allumer un cierge en priant la providence de mette un terme à cette calamité. Certains milieux industriels ne tarderont pas à réclamer un retour sur leur investissement électoral.

Une année après la floridienne et transparente victoire républicaine, leur vœux sera exaucé lorsqu’une association de menaçants barbus intégristes au lourd casier de casseurs d’ambassades et de torpilleurs de frégate décidera d’en découdre de manière spectaculaire avec l’Oncle Sam, histoire de montrer à tous qu’ils sont sévèrement couillus et rudement bien organisés. Mais cet adversaire inédit, le réseau terroriste islamique, présente le défaut majeur d’être insaisissable, ou presque. Qu’importe, l’échec de la traque au barbu en chef, Ben-la-menace-enturbanée, aura malgré tout permis aux boys de se dégourdir les jambes dans un espace militaire stratégique, d’entamer la liquidation d’armes et de munitions poussiéreuses et surtout de tester de nouvelles technologies assassines. Les progressifs changements sémantiques du marketing gouvernemental achèveront le glissement subtil vers la guerre préventive contre une-des-principales-bases-arrière-des-terroristes-manifestement-armée-et-belliqueuse-et-son-tyran-moustachu. Et comme la providence frappe toujours deux fois, le pays en question est gorgé de pétrole. Pour une surprise…

Après huit années au pouvoir, dont cinq passées en croisade, le piteux épilogue à cette désastreuse parenthèse historique sera peut-être symbolisé par le mépris manifesté par les représentants du G20 envers le cow-boy sudiste. Du jamais vu. Pour avoir rendu les USA plus impopulaires que jamais et enfoncé le monde dans la guerre et l’instabilité, G.W. n’aura fait face qu’à deux menaces personnelles : un bretzel dissident et une paire de 44 irakienne. C’est vraiment pas cher payé.

Cette désastreuse décennie nous montre combien nous sommes loin du fantasme libéral que l’on nous rabâche inlassablement dans lequel le commerce et la négociation sont les fondements de la prospérité humaine. Si cette vicieuse propagande est parvenue à transformer la quasi-totalité des occidentaux en braves consommateurs disciplinés, elle masque toutefois difficilement les sacrifices et les abominations qu’implique ce statut privilégié et dont nous sommes bien trop souvent témoins: appropriation de force ou exploitation des richesses à l’étranger, intimidation, corruption, recherche d’espaces vitaux et j’en passe. Autrement dit de bons vieux principes de real politique ou la raison du plus fort fait le malheur de tous les autres.

A mon professeur de relations internationales, qui affirmait depuis son pupitre à une assemblée d’étudiants à l’encéphale encore spongieux qu’on ne pouvait pas naïvement analyser les rapports mondiaux en répondant à la question : « à qui profite le crime ? », je répondrais avec la même conviction : «t’as jamais pris une schlap dans ta gueule ? »

Entertain us

Royal-Aubry: la synthèseRetrouvez Martine et Ségolène dans UltimateChicksFighting, la nouvelle simulation de catch féminin dans la boue uniquement disponible sur consoles P-S. L’extension KrevarSystem est disponible au Médiastore de la rue Solférino.

L’Histoire se répète

 » Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé ».

Victor HUGO, dans Napoléon, le petit .

VOUS PENSIEZ À QUI ?…

Elue à la tête du PS, Ségolène Royal épouse Grishka Bogdanov

Souviens toi, ami lecteur, c’étaient les années 80…
Dans les petits bals du samedi soir, pendant que, dans un louable effort collectif de recyclage, les bouteilles vides de ce curieux vin crépitant obtenu à partir de grappes vendangées vertes volaient en tous sens et que l’horizon s’obscurcissait et penchait absurdement sur la gauche, le chanteur-leader de Paul Richard et les Anisettes bramait « un peu plus près des zétwaaales » à pleins poumons dans le micro-larsen de la disco mobile avant que des repas du soir, de la bile et du vin aigre, voir des molaires ou des arcades ne se répandent sur cette tendre rosée du petit matin où scintillaient alternativement le gyrophare du camion poubelle et celui de la Renault 4L d’agents de la maréchaussée aux moustaches sourcilleuses et aux cousins proches.
Un peu plus près des étoiles, vingt cinq ans plus tard, Ségolène Royal l’est indubitablement. Ce qui tombe plutôt bien quand l’ambition politique affichée à Reims est de les rallumer, les étoiles. Ainsi donc l’absconse prophétie de Michel de Nostre Dame, dit Nostradamus, se révèle t-elle limpide : « le vingt-onze-zéro-huit, Jupiter, entrant dans la maison de Saturne et y mettant un boxon indubitable, les militants PS exaltés élisent Jeanne d’Arc ». Ceci fait, et la fulgurante euphorie béate passée chez les ahuris, le souci subséquent est que le paquebot de la rue Solferino aura tôt fait de sancir en eaux saumâtres sous le poids conjugué de la débandade des éléphants affolés et des poubelles trop pleines de lendemains qui déchantent.
Car sous ses airs à voussoyer son lévrier afghan pour qu’il lui ramène promptement la baballe et son mysticisme intersidérant, la dame possède l’hardiesse de ses ambitions fiévreuses, un électorat acnéique et une mise sur orbite flambant neuve. Mais pour se satelliser définitivement vers 2012, il faudra bouffer aux râteliers centristes. C’est prévu par le désormais célèbre Menu Royal qui propose, avec la MacDonaldisation du parti socialiste, de dissoudre des solutions lyophilisées par le temps dans quelque eau tiédasse des Pyrénées. Bien qu’il s’agisse, parait-il, de favoriser le rayonnement intérieur d’un maximum de votants, il n’est pas sûr que la soupe de cailloux ainsi obtenue soit comestible, même dans la stratosphère.
Bon, sinon, il reste toujours les fricadelles-frites.