Non au plan Paulson!
écrit par: Chinaski
Au moins, la crise de 1929, ça avait de la gueule. Les banquiers ruinés qui sautent sans parachute doré du haut des gratte-ciels, les hordes de paysans expropriés jetés sur les routes avec sur l’épaule de si pittoresques balluchons, les interminables queues de crève-la-faims noirs de crasse quémandant l’aumône d’une journée de travail dans les bureaux d’embauche de ceux-là même qui les ont mis à la rue, les Ford et consorts.
Et pis un peu partout dans le monde, les fascismes, nazismes et nationalismes qui s’ensuivirent, ça aura tout de même permis de faire de beaux films de guerre avec John Wayne dedans, et de vrais héros qui meurent au ralenti pour la liberté et la fraternité entre tous les peuples sauf les communistes, tout en perdant dignement leurs tripes sur le sable normand avec un sublime sens du sacrifice que plus personne n’oserait afficher aujourd’hui de peur d’essuyer les quolibets d’une société décidemment bien poltronne et individualiste.
Le plan de sauvegarde de l’économie voulu par Bush et ses séides n’est qu’une sombre machination fomentée dans l’ombre par quelques néo-conservateurs, ces faucons qui n’ont du rapace que le nom et du vautour les attributs se caractérisant d’abord par une absence totale de goût pour l’esthétique et les grandes fresques historiques. Il n’y a qu’à voir le triste spectacle que nous offre cette pseudo guerre d’Irak pour comprendre l’avenir qui nous est réservé : une molle dépression, longue et douloureuse, sans espoir au bout du tunnel, ponctuée de tirs sporadiques et d’attentats périphériques, sans le moindre doute quand à l’immuabilité d’un ordre bien établi où ne change que la couleur de la capote de celui qui vous encule.



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