Avec la réforme de l’audiovisuel public, Sarkozy sauve son ami Bouygues d’une OPA hostile sur TF1.
écrit par: Chinaski
Christine Albanel, la ministre qui aura tant fait pour le rayonnement de l’inculture, continue son oeuvre. Elle a parait-il quasiment bouclé son projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel public, les parlementaires s’empareront du texte vers la mi-octobre.
L’article sur le rétablissement du châtiment corporel pour les journalistes récalcitrants n’a pas été retenu, par contre, l’ami du président et propriétaire de TF1, Martin Bouygues, retrouve le sommeil. La suppression de la publicité sur les chaînes publiques, après 20h dès le 1er janvier 2009, et 24h/24h à partir de 2011, lui redonne goût à la vie. D’après des sources bien informées, lors d’un récent cocktail à Cap Negre, ni son boxer Lacoste ni sa Rolex en or massif n’auraient réussi à cacher, à l’annonce de l’imminence du vote, une légère érection.
Les grands hommes sont ainsi, la promesse de gains substantiels les émeut. Ils se gonflent d’énergie à la promesse d’un avenir meilleur en plus-value.
Martin est prêt à rebondir, du nom du célèbre magazine pour chômeurs et RMIstes, après le doute et l’adversité qu’il a connus ces derniers mois. Car depuis janvier 2007, date de la plus forte cotation en bourse de l’action TF1, celle-ci ne fait que chuter. Sa valeur a presque été divisée par 3, passant de 28 à 11 euros. A ce prix-là et à fortiori si la chute se confirme, la chaîne devient vulnérable à une OPA hostile. Le graphe historique est ici.
La faute aux jeunes, qui, ces petits cons, regardent de moins en moins la télé. On se demande bien pourquoi. Et donc, le volume global des recettes publicitaires baisse. Même si TF1 se taille la part du lion, il faut encore partager le gâteau avec les multiples chaînes étatiques, France2, France3, etc. gangrenées par le socialo-marxisme et le syndicalisme.
Il est bien normal, après tout ce que TF1 a fait pour lui, toutes ces dernières années, que Sarkozy, qui n’est pas un ingrat, en tout cas, pas avec tout le monde, retourne la pareille. Alors, pourquoi faire payer à un ami ce que l’on peut faire payer au contribuable ? Assurons-nous que TF1 récupère la majeure partie de la manne publicitaire, assurant ainsi la reprise de l’action en bourse, et finançons la télé publique par une taxe sur les opérateurs télécom qui ne manquera pas de se répercuter sur les tarifs.
Qu’est-ce qu’on dit ?



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