Roland Magdane est-il soluble dans le Cointreau?
écrit par: personanongrata
Pour certains ce sera le squash, le golf dominical, ou le Texas Hold’em Poker du Saturday Night entre cadres proprement vêtus… Vous voyez ces petits moments qui permettent aux collègues de se détendre en continuant quand même à parler boulot, tout en gardant la classe et l’allure propres au haut rang socio-économique qu’ils s’imaginent occuper…
Eh bien chez Chinaski.fr aussi, nous avons nos petits jeux fédérateurs et notre favori est sans hésiter le « Kiki c’est qui va trouver le trou-de-balle à qui on pense pas de suite mais qui mérite quand meme? ». Un jeu qui ne mange pas de pain, et qui nous donne régulièrement l’occasion de démasquer ces petits malins de brasseurs d’air et autres discrets nuisibles qui se planquent dans les replis de notre paysage culturel, politique et audiovisuel.
AH AH eh bien regardez donc la belle bleue que voilà, un fanfaron bon marché qui m’a sauté a la face ce matin tel le crachat d’un lama neurasthénique, le chantre de l’humour de supermarché, le hérault de la vanne à boulangère………………………………Roland Magdane!!!
Non! Il n’est pas mort aspiré sous un tapis roulant à la caisse de chez Auchan! Il est toujours en place, toujours aussi caustique et virulent, prompt à s’en prendre tour-à-tour aux chaises de jardin, aux caddies et aux places de parking récalcitrantes, toujours prêt en petit Bukowski d’Ile de France (de son vrai nom Magdanski, véridique…), à nous raconter ses cuites torrides avec le vieux paysan d’à côté, son éternel compagnon de villégiature. Je vous invite donc a ne pas revoir ni réentendre ses spectacles si hauts en prise de risque et si enrichissants pour nos maigres âmes avides d’insurrection.
Cependant, ne tombons pas dans la caricature, Roland Magdane n’est pas QUE drôle! Et c’est en jetant un coup d’oeil à Pèlerin Magazine que j’ai compris qu’il ne fallait pas que je me fende la poire en matant la série Le Tuteur. Série où il incarne un vieux chibrosaure bellâtre au regard déterminé, personnage a mi-chemin entre ce bon vieux Hooker et L’Instit de Gerard Klein… je vous laisse imaginer que les méchants vont morfler sec et crouler sous l’eczéma de leur culpabilité!!
Tout ca pour vous rappeler que rien ne vaut les scènes de Dupontel, qui sait aussi faire du cinéma et ne pas être drôle sans nous insulter de sa mollesse et de son hyper-correction franchouillarde qui plane aussi haut qu’un vol de poules….
Je t’aime Albert!!



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