Ségolène Royal détrone Claude François
Ségolène Royal, avec ses cheveux ébouriffés et une tunique bleue électrique, apparaît sur la scène du Zenith, et la première chose qui vient à l’esprit, c’est qu’elle affiche tous les attributs de celle qui vient de se faire frapper par la foudre.
Ou encore, qu’elle sort d’un camp d’entraînement pour policiers municipaux tout heureux de trouver une cible mouvante pour tester leurs Tazers.
Et puis le show commence, et l’on comprend qu’il s’agit simplement d’un hommage à Claude François, sa pensée profonde et progressiste à la fois, sa vie, son oeuvre, sa baignoire.
Car l’homme aux costards à paillettes plane comme une ombre tutélaire sur ce grand raout du divertissement publicitaire, avec Vincent Peillon et Jean-Louis Bianco dans le rôle des clodettes, François Bayrou dans le rôle de Michel Drucker, Yannick Noah et Trust(!) en guests stars, et les paroles inoubliables de la tartuffe du Poitou-Charentes – « Dans toutes les histoires, le chant a toujours porté toutes les révoltes », « J’ai appris qu’il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme » – doivent couler comme du miel dans les oreilles du blondinnet survolté – si tu nous entends de la haut, Claude, fait nous un signe, tu nous manques, surtout les lundi au soleil…
Las, la Laure Manaudou du marketing foireux se voulait lumineuse, elle ne se montre qu’illuminée. N’est pas Cloclo qui veut.
En attendant de se présenter à la StarAc’, il paraîtrait, selon son entourage, que Ségolène Royal envisage de se lancer en politique… (S’il y a des lecteurs de l’UMP sur Chinaski.fr, normalement, là, vous trouvez ce blog vachement drôle).
Car celle qui se présente comme un genre de prophétesse d’une gauche « moderne », foire son coup, elle débarque exaltée au Zénith, l’air de sortir d’une entrevue politique avec le Tout Puissant, mais un Tout Puissant sans Verbe, qui aurait oublié de lui refiler les Tables de la Loi, et la voilà un peu comme un Moïse qui redescendrait tranquillement du mont Sinaï pour annoncer fièrement à son peuple « Celles d’avant n’étaient pas dignes d’un prophète, Yahvé m’a refilé une nouvelle paire de pompes! ».







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