Un peu d’optimisme dans ce monde à la con.

palmier-cocotier-plage-mer-sableComment Tous ensemble on peut sauver la France de la crise et se la couler douce:

Nos sénateurs ont adopté le budget de 2010 en y laissant la place pour une ardoise de 115 Myard.
Pour 2009 ils en avaient voté 52, bon finalement Naboléon nous a fait un joli trou d’un peu plus de 140 Myard d’euros de profondeur.

Après tout, il n’y a aucune raison pour que le petit président ne fasse pas au moins aussi bien, l’année prochaine on peut donc s’attendre à ce qu’il dépasse trois fois la limite qu’il n’a pas le droit de dépasser,
pour atteindre un bon 300 Myards de trou.

Et c’est là que ça devient intéressant! Car à peu de chose prés ça fait l’équivalent d’un an de RMI (allocs logement non comprises) pour chaque habitant de se pays.

Mon idée est simple: dans le courant 2010 tout le monde arrête de travailler et se met au RMI. Sarko se pointe au FMI avec sa plus belle Rolex et ses talonettes porte bonheur, il retire le pognon et le FMI l’a
dans l’os puisque le RMI ne peut pas être saisi. On rembourse pas, on les emmerde et on se la coule douce.

Le chibre du libéralisme dans ton anus anésthésié

Je reviens sur cette affaire de Marseillaise sifflée. Y a rien à faire, ça sent la fange à plein nez, ça respire tellement la démagogie la plus crasseuse, même si on a l’habitude avec Sarko et sa bande d’enfumeurs, que ça donne la nausée.
Bon, revenons avant le match. Stade de France, troisième rencontre amicale de l’équipe de France de foot contre l’équipe de foot d’un pays du maghreb. Il y eut d’abord l’Algérie, puis le Maroc. A chaque fois, l’hymne national français fut sifflé. Un esprit normalement constitué en déduit qu’en toute logique, contre la Tunisie, ça devrait continuer…
Et aucun membre du gouvernement ne semble avoir réfléchi à une réponse intelligente. Ou mieux, mais ne rêvons pas, à communiquer sérieusement avant le match. Pire, nous avons après-coup assisté médusés à une délirante cacaphonie de propositions toutes plus délirantes les unes que les autres.

Seulement, l’ensemble de l’affaire se déroule suivant un scénario qui semble tellement huilé, que dis-je, vaseliné, que l’on peut légitimement s’interroger sur le sens des interventions publiques du gouvernement:

1)TF1 nous offre tout d’abord un rendu sonore mensonger et trompeur: de nombreux témoignages attestent d’un faible nombre de siffleurs et d’une faible intensité. Or, à la télé, on entend même plus Laam chanter.
2)Bien sûr, les commentateurs, Larqué en tête, en rajoutent dans l’indignation…
3)Les politiques gouvernementaux font mine de découvrir le phénomène, s’indignent à leur tour, et y vont de leurs propositions. Bien sûr, aucun ne prend la peine de s’interroger publiquement sur le contexte et le sens des sifflets…
4)Les JT du lendemain relancent le sujet de « la Marseillaise honteusement sifflée ». MAM hoche du menton et promet de retrouver et punir les fautifs.
5)Le Journal du Dimanche sort un sondage, 80% des français trouvent scandaleux que l’on siffle l’hymne national. Evidemment. La boucle est bouclée.

Tout un savoir faire en communication s’étale sous nos yeux, qui fait honte lorsqu’on l’analyse.
Le témoignage de Michel Platini confirme ce dont nous nous doutions fortement: la Marseillaise, comme tous les autres hymnes nationaux, a toujours été sifflée de manière chronique, par des supporters de toutes nationalités, sur des stades de tous pays.
L’enceinte sportive, et à fortiori le stade de foot, est le lieu d’un affrontement identitaire. On va pas rentrer dans les détails. Seulement, « son » équipe est plus belle, meilleure, que celle d’en-face, et doit la battre. Le public, et c’est ce qui fait partie du « plaisir » d’être présent, aide ses joueurs. On siffle l’adversaire dès qu’on en a l’occasion pour tenter de le déstabiliser. Mais ce faisant, on siffle également un symbole, au même titre qu’un hymne national. Donc, au nom de quel principe autorise-t-on, encourage-t-on même, l’un, et condamne-t-on l’autre ? Dans le cadre précis de l’affrontement sportif, quel est le sens exact de l’hymne national?
Bien sûr, personne ou presque parmi les politiques ne pose la question.

Car la vérité, c’est que l’actuel Etat français instrumentalise des faits somme toute anodins pour servir sans en avoir l’air son idéologie neo-cons. Tout est feint dans cette histoire, sauf Bernard Laporte, mais lui il a justement été recruté parce qu’il était pas fin:
Stigmatisation permanente des « minorités visibles » assimilés dès que possible à la délinquance, dont le but ultime semble être, au-delà des visées électoralistes, la promotion d’un modèle communautariste à l’anglo-saxonne.
Montrer encore et toujours, prouver aux citoyens par une rage constamment affichée à punir des coupables, qu’ils vivent dans une société où l’on échappe en aucune manière à la loi, fut-ce pour l’acte le plus anodin, une société qui « surveille et punit ». Evident: plus une société devient dure pour ses citoyens, plus l’Etat a intérêt à les « serrer ». Ca vaut aussi bien pour le communisme que pour le libéralisme dur vers lequel nous glissons, tout en souplesse et sans douleur excessive pour le moment, peu à peu.
Tout est une question de lubrifiant et de progressivité.

360 miyards !!!

Y’a pas de sous pour la recherche, y’en a pas pour l’éducation non plus, pas plus pour les p’tits vieux, ni pour la santé, l’environnement, les chômeurs, etc.
MAIS pour sauver nos banques, l’Etat se porte garant des prêts interbancaires à hauteur de 320 milliards d’euros et est prêt à consacrer 40 autres milliards pour les recapitaliser. Bon, les chiffres c’est bien mais ceux-ci sont tellement énormes que plus personne (pas même mon banquier) ne sait vraiment à quoi ça correspond…

Heureusement pour vous, j’ai quelques exemples pour donner une échelle:

Budgets français pour 2008:

Recherche et enseignement supérieur : 23,3 Md€
Éducation Nationale : 59,3 Md€
Trou de la Sécu: 8,9 Md€
Écologie, aménagement, développement durable : 10,1 Md€
Bénéfice de l’UNEDIC: 4,7 Md€
Total prévu (avant la crise): 355,2 Md€

Perte record de Jérôme Kerviel à la Société Générale (Janvier 2008) : 4,9 Md€
Budget 2007: dépenses 334,7 Md€, recettes 292,7 (déficit 42 Md€ )
360 Md€ divisés par 60 millions de français: 6000€ par tête de pipe

Bref, on se rend compte que même à l’échelon national, 360 Md€, c’est pas raisonnable, ça dépasse le budget annuel!
Et puis des « prêts interbancaires garantis par l’état », si j’ai bien compris c’est de l’argent que les banques vont se prêter les unes les autres pour se renflouer mutuellement, et que si elle peuvent pas rembourser, c’est nous qu’on paye, c’est ça?

Mais elles ont plus de sous! Comment elles vont faire pour s’en prêter?
Ah, oui, elle vont en créer du virtuel, et du coup elles vont pas pouvoir rembourser…
Donc c’est l’Etat qui va payer, mais il va faire comment? Parce que, les 360 Md€, il les a pas l’Etat!

Je suis mauvaise langue en fin de compte, hier toutes les bourses mondiales ont connu des hausses « historiques ».
Ca me rappelle quand j’étais gamin à la campagne, et que mon papa avait décapité un canard: eh bien la bestiole qui se vidait de son sang et aurait du être morte lui a échappé, a couru sur quelques mètres avant de s’envoler pour aller s’écraser loin dans la forêt. On a mangé une boite de petits pois ce jour là…

Mes sources (à priori fiables)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais#Historique_:_de_1959_.C3.A0_2005
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/le-trou-de-la-secu-pourrait-atteindre-15-milliards-d-euros-en/916/0/278063
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/13/jerome-kerviel-de-retour-devant-ses-juges_1106115_3224.html#xtor=RSS-3208
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance_ch%C3%B4mage_en_France

Débandade

Economie de marchéLa décision des banques centrales de baisser leurs taux directeurs semble apaiser les bourses. Certains pensent que l’augmentation du taux de prostituées aurait eu le même effet.

Cette année, Noël ne passera probablement pas les huitièmes de finale.

En raison, entre-autres, d’un réchauffement climatique patent en Laponie Finlandaise, annoncé mais néanmoins dévastateur pour le moral des troupes, et de la hausse des prix des matières premières, en particulier celui de l’herbe à fourrage, la moitié des caribous titulaires du gros bonhomme rouge, en baisse de forme ou blessés, se retrouve sur le banc des remplaçants.

Le latéral gauche Nitendo souffre d’une tendinite qui devrait l’éloigner durablement des terrains et le charismatique milieu de terrain et meneur de jeu Fisher-Price s’est connement déboîté la rotule en match amical lors d’une petite distribution de parachutes dorés. D’après le kinésithérapeute de la formation, il serait absurde de reprendre trop tôt l’entraînement au risque d’hypothéquer l’avenir du jeune prodige.
Le Grand Coach Barbu a bien expliqué qu’il disposait d’un réservoir de jeunes talents qui ne demandaient qu’à s’exprimer, mais la nouvelle équipe manquera assurément de temps de jeu, et les cadres expérimentés peineront probablement à donner cohésion à l’ensemble.

Certains commencent déjà à chercher des coupables à cette bisbille, remettant principalement en cause un calendrier trop chargé. Des cadres influents réclament une nouvelle approche de la tournée du 25 décembre, et même si, par le passé, certaines mesures avaient été prises pour expurger le parcours de continents entiers, la nouvelle donne économique poussera probablement Petit Papa Noël à revoir les conditions de son passage dans un certain nombre de cheminées hypothéquées.
Un retour à des fondamentaux des plus classiques est donc à prévoir, à savoir qu’il vaut mieux mettre cinq cadeaux dans une cheminée plutôt qu’un cadeau dans cinq cheminées, qui risque, en se cantonnant à un schéma tactique de plus en plus décrié, de détourner les supporters les plus enthousiastes de cette jeune équipe en pleine restructuration…

Tout va très bien, madame la marquise…

Bernard Tapie sait comment régler la crise financièreFace à la crise, L’Élysée veut rassurer. Dommage qu’on ai pu voir il y quelques jours un Bernard Tapie, seul, piquer 400 millions à l’état, sans quoi on y aurait presque cru…

Usine à Gaz

Hier au Japon avait lieu « le » grand défilé de la couche pour adultes. Banquiers, hommes d’affaires et politiques auraient rapidement passé commande de plusieurs modèles avant le vote du plan de sauvetage Paulson au congrès américain.

Non au plan Paulson!

Au moins, la crise de 1929, ça avait de la gueule. Les banquiers ruinés qui sautent sans parachute doré du haut des gratte-ciels, les hordes de paysans expropriés jetés sur les routes avec sur l’épaule de si pittoresques balluchons, les interminables queues de crève-la-faims noirs de crasse quémandant l’aumône d’une journée de travail dans les bureaux d’embauche de ceux-là même qui les ont mis à la rue, les Ford et consorts.

Et pis un peu partout dans le monde, les fascismes, nazismes et nationalismes qui s’ensuivirent, ça aura tout de même permis de faire de beaux films de guerre avec John Wayne dedans, et de vrais héros qui meurent au ralenti pour la liberté et la fraternité entre tous les peuples sauf les communistes, tout en perdant dignement leurs tripes sur le sable normand avec un sublime sens du sacrifice que plus personne n’oserait afficher aujourd’hui de peur d’essuyer les quolibets d’une société décidemment bien poltronne et individualiste.

Le plan de sauvegarde de l’économie voulu par Bush et ses séides n’est qu’une sombre machination fomentée dans l’ombre par quelques néo-conservateurs, ces faucons qui n’ont du rapace que le nom et du vautour les attributs se caractérisant d’abord par une absence totale de goût pour l’esthétique et les grandes fresques historiques. Il n’y a qu’à voir le triste spectacle que nous offre cette pseudo guerre d’Irak pour comprendre l’avenir qui nous est réservé : une molle dépression, longue et douloureuse, sans espoir au bout du tunnel, ponctuée de tirs sporadiques et d’attentats périphériques, sans le moindre doute quand à l’immuabilité d’un ordre bien établi où ne change que la couleur de la capote de celui qui vous encule.

Crise financière: Extension du domaine de l’humiliation

Ô citoyen de l’Occident, Ô pantin lambda de la classe moyenne, quand te réveilleras-tu ?
Pendant que tu trimes comme un forcené sous les ordres d’une hiérarchie multipliant de jour en jour les humiliations et les pressions à ton encontre dans le but ultime de générer encore un peu plus de plus-value, ton banquier attend tranquillement la fin du mois pour encaisser les mensualités de ce prêt sur trente ans, contrepartie pécuniaire à la joie et la fierté d’habiter un pavillon rose pourri dans une zone sub-urbaine absconse.

Il t’en coûte, ce prêt, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, une constellation de renoncements, des plus bénin aux plus majeurs, des plus anecdotiques aux plus primordiaux.

Et quand ce même banquier qui joue avec ton pognon pour s’en mettre un peu plus plein les fouilles se casse la gueule, que se passe-t-il ? La banque se met-elle en faillite, ce qui, juste retour des choses, des risques et des aléas, te permettrait de garder ta baraque sans plus payer? Non. Cette même banque qui, le jour où tu perdras ton boulot, te foutra dehors et mettra ta baraque aux enchères, attend que l’Etat se porte à son secours en lâchant des milliards de dollars dans les circuits financiers pour lui sauver la mise.

Avec ton fric, celui des impôts que tu payes.
Jamais tu te dis qu’on se fout de ta gueule ?

Didactique

Une photo sur le vif nous montre Alain Minc entrain d’expliquer le « capitalisme à visage humain » à un éléphant…