L’Europe sent sous les bras
On nous vend l’Europe un peu comme un produit manufacturé, ce qui ne présente que des avantages pour nos Vrp de la politique, et reste très significatif du degré d’abrutissement généralisé dans lequel nous devons survivre chaque jour:
Prenons au hasard des innombrables produits de consommation courante, le déodorant. Le déodorant est un machin qui sent plus ou moins bon et qu’on se met sous les bras pour ne pas indisposer nos frères humains avec nos horribles odeurs corporelles. Nous sommes dans la plus pure convention sociale, rien d’alarmant. Ce qui est étonnant, c’est la distorsion cognitive qu’introduit une société de consommation, par le biais de la publicité et plus largement, du discours, entre le produit proprement dit, son usage, sa fonction, et sa représentation.
Grosso-modo, chaque marque nous montre un stéréotype d’homme ou de femme physiquement, socialement et économiquement dominants, et nous vend l’idée selon laquelle nous pourrions être nous-même ce cliché d’individu alpha en nous imprégnant les aisselles de sa camelote.
Avec l’UE, c’est pareil. On nous survend un certain humanisme et l’idée selon laquelle notre bien-être économique et social, notre bonheur, notre supériorité passent par la concorde entre peuples européens, contre les méchants -chinois, -russes, -japonais, etc… Une image d’Epinal qui ne correspond à aucune réalité.
Dans les faits, l’Europe est une immonde machinerie ultra-libérale avec des règles financières et économiques dont même les USA n’ont pas osé se doter.
Sauf que le déo machin, vous êtes encore libre de ne pas l’acheter, et c’est les limites de ma démonstration: Cette Europe, les peuples lui claquent la porte au nez, les députés la font rentrer par la fenêtre…




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