Jean-Marie Bigard élu Connard de la semaine

Bigard a vu RoswellCe n’est plus une élection, c’est un plébiscite, l’acmé flamboyante de la démocratie participative dont même un dictateur sub-saharien ne saurait rêver : malgré qu’une notable originalité dans l’assassinat de masse lui ait conféré un statut unique de légende morte ou vive et que son nom soit digne d’un fabricant de lave-vaisselle, l’Houdini de Tora Bora c’est fait déchirer façon patchwork par le prêtre ouvrier de la vanne au saindoux.
Entre donc en ce Panthéon, Jean Marie, mais t’enlèves tes gros sabots pleins de merde s’il te plait, on a mis des tapis en pure laine sacrée du Tibet par terre, il a fallu qu’on tonde tous les moines de Lhassa et qu’on graisse la patte à Human Right Watch pour éviter les embrouilles et la TVA. Alors même pieds nus, tu marches à coté des tapis. Je suis fort navré de ne pas avoir trop de dispositions à te faire visiter l’appartement mais je suis un peu charrette au niveau timing et j’ai encore du shit à couper. Je t’ai cependant pété des andouillettes de Guémené-Penfao fraîches, celle fourrées foie-rognon et gros-intestin dont tu te délectes tant ; elles sont dans le placard juste à coté des cannettes de Kartöfellbraü dont la rumeur dit que tu l’aimes tiède. Tu m’excuseras de ne pas te dire de faire comme chez toi mais j’aimerais éviter que tu mettes des crottes de nez partout et ton pote Benoit16, qui n’a pas trop goûté Atary Teenage Riot, nous a déjà baisé la chaîne Hi-Fi avec sa saloperie d’eau bénite. Bref, on est pas allés au putes ensemble et tu comprendra que je pose sans détours l’affirmation : en fait, JeanMarieBigard, ça est encore pire que ce qu’on croyait.
De prime abord, JeanMarieBigard, c’est ce prénom, Jean-Marie, en passe de devenir aussi honni de la chrétienté que celui de l’Iscariote, ce qui en soit n’est pas une mince performance. Puis au second chef, ce patronyme qui confirme aux tenants de la théorie du complot qu’il suffit parfois d’une syllabe pour que la Vérité soit révélée : Big(con)ard. Détenteur d’une « espèce de pouvoir un peu mystérieux » sur les gens, grand éboueur des écuries d’un Augias franchouillard, l’éternel auteur de « des poils de cul sur ma savonnette » a manifestement l’à-propos d’une flatulence mucilagineuse dans un dîné au Fouquet’s, ce qui lui vaut d’être intronisé Parangon de l’intelligentsia élyséenne. Dès lors, le Dostoïevski de l’humour qui pendouille se risque à la conceptualisation : « pour exprimer notre âme secrète, en bon explorateur que je suis, je vais aller regarder dans le slip ». Ah bin dans ce cas, je peux te l’avouer, alors : ton âme, Jean Marie, m’a tout l’air de se négliger le prépuce.

Roland Magdane est-il soluble dans le Cointreau?

Pour certains ce sera le squash, le golf dominical, ou le Texas Hold’em Poker du Saturday Night entre cadres proprement vêtus… Vous voyez ces petits moments qui permettent aux collègues de se détendre en continuant quand même à parler boulot, tout en gardant la classe et l’allure propres au haut rang socio-économique qu’ils s’imaginent occuper…

Eh bien chez Chinaski.fr aussi, nous avons nos petits jeux fédérateurs et notre favori est sans hésiter le « Kiki c’est qui va trouver le trou-de-balle à qui on pense pas de suite mais qui mérite quand meme? ». Un jeu qui ne mange pas de pain, et qui nous donne régulièrement l’occasion de démasquer ces petits malins de brasseurs d’air et autres discrets nuisibles qui se planquent dans les replis de notre paysage culturel, politique et audiovisuel.

AH AH eh bien regardez donc la belle bleue que voilà, un fanfaron bon marché qui m’a sauté a la face ce matin tel le crachat d’un lama neurasthénique, le chantre de l’humour de supermarché, le hérault de la vanne à boulangère………………………………Roland Magdane!!!
Non! Il n’est pas mort aspiré sous un tapis roulant à la caisse de chez Auchan! Il est toujours en place, toujours aussi caustique et virulent, prompt à s’en prendre tour-à-tour aux chaises de jardin, aux caddies et aux places de parking récalcitrantes, toujours prêt en petit Bukowski d’Ile de France (de son vrai nom Magdanski, véridique…), à nous raconter ses cuites torrides avec le vieux paysan d’à côté, son éternel compagnon de villégiature. Je vous invite donc a ne pas revoir ni réentendre ses spectacles si hauts en prise de risque et si enrichissants pour nos maigres âmes avides d’insurrection.

Cependant, ne tombons pas dans la caricature, Roland Magdane n’est pas QUE drôle! Et c’est en jetant un coup d’oeil à Pèlerin Magazine que j’ai compris qu’il ne fallait pas que je me fende la poire en matant la série Le Tuteur. Série où il incarne un vieux chibrosaure bellâtre au regard déterminé, personnage a mi-chemin entre ce bon vieux Hooker et L’Instit de Gerard Klein… je vous laisse imaginer que les méchants vont morfler sec et crouler sous l’eczéma de leur culpabilité!!

L’article de Pélerin Magazine

Tout ca pour vous rappeler que rien ne vaut les scènes de Dupontel, qui sait aussi faire du cinéma et ne pas être drôle sans nous insulter de sa mollesse et de son hyper-correction franchouillarde qui plane aussi haut qu’un vol de poules….

Je t’aime Albert!!