Coluche… Mesrine… Rachida Dati.
La fin des seventies fut marquée par quelques figures flamboyantes dont les biopics sortent aujourd’hui dans les salles. Des anarchistes, des insurgés, Coluche, Mesrine, chacun à sa manière, se rebelle contre un système et un Etat jugés insupportables.
30 ans plus tard, c’est à l’intérieur même du système qu’il faut chercher la grande figure de la rébellion. Rachida Dati conchie la Justice, et si la démarche est hasardeuse, l’infiltration n’en reste pas moins la solution la plus efficace, la plus pragmatique pour s’en prendre à une organisation détestée.
Rendons sans ironie un hommage amplement mérité au talent, à l’énorme volonté et aux immenses qualités que Rachida a déployés pour parvenir à son poste actuel, tant il est vrai que dans notre beau pays, il faut être à peu près cinq fois meilleur que les autres pour parvenir à ses fins quand on a la peau un peu foncée et qu’on aspire à d’autres carrières que celles d’éboueur ou de femme de ménage.
Une fois parvenue au sommet à la force de son courage, en à peine plus d’un an, la Ministre a réussi à se mettre à dos l’ensemble de la profession, qui tente aujourd’hui par une pitoyable manifestation de redresser l’échine et qui dans un sursaut d’orgueil essaie encore de se débattre.
Mais Rachida, toute auréolée de sa pugnacité et du soutien de figures de la flibuste en eaux troubles, ne s’en laissera pas compter, et nous pouvons parier qu’elle ne lâchera pas le morceau, telle une kamikaze nihiliste au coeur de la mitraille petite-bourgeoise, elle ira jusqu’au bout de son insurrection contre le système, par un activisme déterminé et une efficacité à toute épreuve dans le dézingage de l’institution honnie.
La Justice et le Droit plient sous les assauts de la femme en colère infiltrée, pour le plus grand bonheur de tous les nihilistes du pays.
Certains brûlent des cierges devant la photo de Jean-Marc Rouillan pour que Rachida soit très prochaînement nommée au Ministère de l’Intérieur.



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