Marre de La Rochefoucauld

L’Homme bon se retient. L’Homme mauvais va trop loin. Aucun des deux n’atteint son but.

Tout va très bien, madame la marquise…

Bernard Tapie sait comment régler la crise financièreFace à la crise, L’Élysée veut rassurer. Dommage qu’on ai pu voir il y quelques jours un Bernard Tapie, seul, piquer 400 millions à l’état, sans quoi on y aurait presque cru…

A l’origine était le Verbe

En cette époque de retour a l’ordre moral, où l’on constate que nombre de nos co-planetaires fantasment encore sur une partie de jambes en l’air au ralenti sur une peau de bête au coin du feu, il est de notre devoir de joyeux pamphlétaires de signaler l’existence de ceux qui se battent pour proposer des alternatives libératrices.
Parce qu’il est dommage, voire dangereux, de ne pas donner à la bête qui est en nous sa part légitime, plutôt que de venir étaler sur sa morte toison les sucs cucu-la-praline de pauvres bisounours persuadés de ne pas être pervers en calquant ses ébats sur le quart d’heure passion d’un navet ricain avec Hugh Grant…
Ce bon Chinaski a choisi Sasha Grey comme égérie, et bien moi je vous présente un joyeux drille porteur d’un message profond et sincère,d’un cri révolutionnaire qui va vous toucher au creux de vos désirs les plus ardents : introducing………………………DAMIEN BAISER.

 

Des sans-papiers expulsés vers Haïti juste avant l’arrivée du cyclone Ike

A ceux qui doutent encore que la politique migratoire de Messieurs Sarkozy et Hortefeu soit une systématisation de la traque implacable des clandestins appliquée avec une rigueur assassine par une bande de fonctionnaires paponnistes, je réponds « Emmanuel Berthier », présentement Préfet de la Région Guadeloupe.

Voici les faits. Sous sa responsabilité, les services de la république ont arrêté un sans papiers haïtien accompagné de son fils et les ont expulsés du territoire français le 1 septembre 08. Les futurs problèmes de Mr Berthier commencent avec l’Etat Civil de l’enfant, né en Guadeloupe de mère guadeloupéenne. Puis son âge, quatre ans, inscrit pour la rentrée en moyenne section de maternelle. Enfin, la date de l’expulsion vers Haïti, la veille de la rentrée scolaire et à quelques jours du passage sur l’île, ravagée par les tempêtes tropicales, du cyclone Ike. Pour toutes ces raisons, quelques associations guadeloupéennes se mobilisent et la mère du petit porte plainte.

En réaction, la préfecture émet le 12 sept 08 un communiqué d’une lâcheté inqualifiable. En premier lieu et pour rester classique, le communiqué précise que la procédure a été respectée, argument imparable de tout rouage de la machine à broyer. « J’ai envoyé des gens au casse pipe, mais en appliquant scrupuleusement tout le protocole judiciaire ». Les avocats de Maurice Papon ont expliqué le concept beaucoup mieux que je ne le ferais jamais lors du procès de leur client à Bordeaux en 1998.

Par ailleurs, précise la préfecture, la mère a été prévenue par téléphone, afin qu’elle puisse récupérer son fils, mais elle ne s’est pas déplacée. On en déduit donc que tout est de la faute de la mère. Que si elle avait daigné se déplacer, elle aurait récupéré son gosse et on en serait pas là où on en est. Tout part de l’indignité de la mère, en fait, et dans vingt ans, s’il ne crève pas de cachexie d’ici là, le petit devenu grand remerciera sans doute Mr Berthier de l’avoir fait emmener loin de cette femme.

Le communiqué prend ensuite le soin de préciser qu’en 5 ans de « situation irrégulière », aucune procédure de régularisation n’avait été engagé par le père et la mère. C’est vrai qu’ils sont cons, ils seraient allés les demander gentiment à Mr le Préfet, on lui aurait donnés, ses papiers, au monsieur.

Enfin, last but not least et parce que la préfecture est magnanime, le communiqué prend le soin de conclure qu’elle a proposé à la mère (française, rappelons le), une « aide au retour et à la réinstallation » en Haïti. Ce qui concrètement veut dire : « prends le pognon qu’on condescend à te proposer et casses toi vite rejoindre ta famille et crever la dalle dans un des cinq pays les plus pauvres de la planète ».

Liens :
http://www.domactu.com/actualite/89410000254/guadeloupe-un-petit-garcon-prive-d-ecole
http://www.domactu.com/actualite/89112312033757/guadeloupe-expulsion-la-prefecture-s-explique
http://www.domactu/actualite/8980899996256/guadeloupe-expulsion-la-mere-porte-plainte

Rentrée littéraire

Les critiques unanimes encensent le dernier livre de Catherine Millet, Jour de Souffrance. Même le Michel Drucker de l’imprimerie de masse, Bernard Pivot, reconnaît des qualités à ce livre de Catherine qui, contrairement à son prédécesseur et contre l’avis de son éditeur, se lira des deux mains. Bon, je l’ai pas lu. Et je le lirais pas. Mais si quelqu’un a des choses à dire…
Pour la photo, c’est Sasha Grey, un genre de Catherine Millet situationniste…mais vous êtes assez grands…

La Rochefoucauld Maxime #1

Ce que nous prenons pour des vertus n’est souvent qu’un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger; et ce n’est pas toujours par valeur et par chasteté que les hommes sont vaillants, et que les femmes sont chastes

Manger plus pour déféquer plus

L’humanité s’est inventé sans flonflons et sans trompettes un et un seul droit de l’Homme, qui n’est écrit nulle part et appliqué partout. Sur toute la planète, où que vous alliez, sous quelque tropique ou longitude que vous soyez, in fine, le seul droit qui vous sera reconnu, à l’exclusive de tous les autres, sera celui-ci: le droit de vous empiffrer.

Les méthodes traditionnelles pour y parvenir sont connues :

1. Naître dans une famille qui s’empiffre depuis 15 générations.

2. Etre un fils de pute.

3. Avoir de la chance.

Pour les autres, il existe des méthodes alternatives d’empiffrage :

Le hacking informatique : vous faites partie de la centaine de types dans le monde capables de faire ce qu’ils veulent sur le réseau des réseaux. Vous pouvez gagner des sommes totalement délirantes, mais on se demande si c’est ce qui vous intéresse vraiment, les Etats vous traquent, les mafieux cherchent à vous rencontrer, mais rien à faire, vous n’êtes pas sexy. Et au final, vous travaillez beaucoup trop.

Le braquage de banque dans les règles de l’art : esthétique certes, mais compliqué et peu efficace. Les agences ne sont plus aussi bien pourvues en liquide qu’autrefois, la faute à la carte bleue, à la dématérialisation, etc. A tout bien réfléchir, risquer 15 ans de taule pour embarquer 10.000 euros vous classe d’emblée parmi les tocards. Romantique, certes, mais tocard quand même. A éviter.

Le dealage de cocaïne : de nombreux avantages. Procure des revenus réguliers, et une vie sexuelle intense. En vous débrouillant bien, vous pouvez même fréquenter des popoles, ce qui peut vous permettre, parfois, d’agrémenter vos fins de mois de quelques milliers de dollars supplémentaires par la pratique d’un honteux chantage. Inconvénient, Tony Montana a fait beaucoup trop d’émules à travers le monde. Alors, pour profiter un peu de cette vie petit-bourgeoise à laquelle vous aviez tant rêvé étant petit et que vous menez désormais, vous préférez rester un amateur, un gagne petit, et pour cela, vous êtes méprisé.

L’enlèvement crapuleux : une méthode d’avenir, la voie royale pour s’empiffer rapidement et efficacement, tout en minimisant les risques. Le club très fermé des gens qui s’empiffrent aujourd’hui et se passerait bien de vous accueillir dans leur club ne manque pas de victimes potentielles. Quelques semaines de planque et d’enquête, et vous devriez être en mesure de kidnapper un petit Bouygues ou une petite Bolloré. Evitez d’envoyer une oreille à la famille, ce qui met tout le monde sur les dents et s’avère contre-productif, mais préférez une phalange ou un orteil pour entretenir une saine pression. Vous pouvez exiger des sommes rondelettes, et si vous possédez un sens de l’humour un peu pervers, vous pouvez vous amuser un peu avec les médias et l’opinion en vous faisant passer pour un groupuscule marxiste-léniniste révolutionnaire.

Des questions ?