Alain Bernard médaille d’or du 100m nage libre

Ce matin, le jeune français remportait la course devant l’australien Eamon Sullivan, devant le double champion du monde en titre néerlandais Pieter van den Hoogenband, devant l’américain Jason Lezak, et devant les 11.000 spectateurs de la piscine municipale de Pékin pleine à craquer.
A l’issue de cette magnifique victoire qui doit tant au génie français, puisque l’analyse des courses précédentes du principal et plus dangereux concurrent Eamon Sullivan révélait l’australien un peu mou du genou sur les derniers mètres, et qu’il suffisait d’accélérer à ce moment-là, le vainqueur déclarait: « C’est énorme. Je ne sais pas si je réalise mais voilà, c’est énorme. »

Sans excès de chauvinisme, aidons Alain à réaliser :
Cher Alain, ce matin, le réveil a sonné, tu t’es réveillé, tu t’es gratté une couille, et tu t’es levé. Tu as pris une douche et ton petit déjeuner diététique avant de te rendre à la piscine. Dans les vestiaires, tu as mis ton maillot de bain, tu as marché un peu, et tu es allé t’installer sur la ligne de départ avec tes petits copains. Quand ça a fait « PAN! », tu as plongé avec les autres. Tu as nagé très vite jusqu’au bout de la piscine, et quand tu as touché le mur, tu as fait demi-tour. Tu as nagé très vite vers l’endroit d’où tu venais, tu as touché le mur et c’était fini.
Voilà, Alain, n’hésite pas à nous contacter si tu te trouves un jour ou l’autre confronté à des problèmes existentiels que tu n’arrives pas à résoudre seul. Et bonne chance pour ta carrière de gendarme.

Bénabar étudie le chinois

A l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin, nous nous devons d’établir un contact diplomatique plus chaleureux avec nos amis chinois, de prouver notre bonne volonté, et notre renoncement à toute rodomontade droit-de-l’hommiste à leur encontre.

Cette pétition a pour but de faire pression sur nos gouvernements respectifs, pour la mise en place rapide d’un protocole d’échange réciproque de nos ressortissants contre-révolutionnaires qui actera ce rapprochement historique.

Chaque opposant politique chinois reçus en France se verra contraint de militer activement au Parti Socialiste, de dîner une fois par semaine au Café de Flore en compagnie de Bernard-Henri Levy, et de tenir régulièrement conférence de presse, au cours de laquelle il devra taxer au moins une personne hostile au libéralisme forcené de résurgence crypto-bolchévik archaïque.

Chaque français envoyé en Chine se verra immédiatement déporté dans une rizière où 14h par jour, tout en apprenant à besogner dignement et sans se plaindre de sa condition, comme savent le faire les gens du peuple bien éduqués, il méditera sur le sens des mots : nombrilisme, petite-bourgeoisie, prosélytisme sournois, arrogance, bétise.

Comme premier candidat désigné par une commission d’experts en sarkozisme rampant, nous proposons le chanteur populaire Bénabar, pour l’ensemble de son œuvre, et plus particulièrement pour son chef d’œuvre, la chanson Le dîner, où il nous explique de manière explicite que le monde entier peut bien crever la gueule ouverte du moment que son petit confort personnel n’en est pas affecté.

En échange, nous acceptons volontiers une cinquantaine d’intellectuels. Merci la Chine.