Alain Bernard médaille d’or du 100m nage libre
Ce matin, le jeune français remportait la course devant l’australien Eamon Sullivan, devant le double champion du monde en titre néerlandais Pieter van den Hoogenband, devant l’américain Jason Lezak, et devant les 11.000 spectateurs de la piscine municipale de Pékin pleine à craquer.
A l’issue de cette magnifique victoire qui doit tant au génie français, puisque l’analyse des courses précédentes du principal et plus dangereux concurrent Eamon Sullivan révélait l’australien un peu mou du genou sur les derniers mètres, et qu’il suffisait d’accélérer à ce moment-là, le vainqueur déclarait: « C’est énorme. Je ne sais pas si je réalise mais voilà, c’est énorme. »
Sans excès de chauvinisme, aidons Alain à réaliser :
Cher Alain, ce matin, le réveil a sonné, tu t’es réveillé, tu t’es gratté une couille, et tu t’es levé. Tu as pris une douche et ton petit déjeuner diététique avant de te rendre à la piscine. Dans les vestiaires, tu as mis ton maillot de bain, tu as marché un peu, et tu es allé t’installer sur la ligne de départ avec tes petits copains. Quand ça a fait « PAN! », tu as plongé avec les autres. Tu as nagé très vite jusqu’au bout de la piscine, et quand tu as touché le mur, tu as fait demi-tour. Tu as nagé très vite vers l’endroit d’où tu venais, tu as touché le mur et c’était fini.
Voilà, Alain, n’hésite pas à nous contacter si tu te trouves un jour ou l’autre confronté à des problèmes existentiels que tu n’arrives pas à résoudre seul. Et bonne chance pour ta carrière de gendarme.




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