Beaujo-laid

Une formidable avancée pour les cœurs solitaires que cette nouvelle technique de rencontre : le « Vendanges dating ». Le principe est simple: on récolte, on déguste, on fait connaissance, on déguste…une chance de plus pour les poivrots et les laiderons de trouver l’âme sœur.

Cette année, Noël ne passera probablement pas les huitièmes de finale.

En raison, entre-autres, d’un réchauffement climatique patent en Laponie Finlandaise, annoncé mais néanmoins dévastateur pour le moral des troupes, et de la hausse des prix des matières premières, en particulier celui de l’herbe à fourrage, la moitié des caribous titulaires du gros bonhomme rouge, en baisse de forme ou blessés, se retrouve sur le banc des remplaçants.

Le latéral gauche Nitendo souffre d’une tendinite qui devrait l’éloigner durablement des terrains et le charismatique milieu de terrain et meneur de jeu Fisher-Price s’est connement déboîté la rotule en match amical lors d’une petite distribution de parachutes dorés. D’après le kinésithérapeute de la formation, il serait absurde de reprendre trop tôt l’entraînement au risque d’hypothéquer l’avenir du jeune prodige.
Le Grand Coach Barbu a bien expliqué qu’il disposait d’un réservoir de jeunes talents qui ne demandaient qu’à s’exprimer, mais la nouvelle équipe manquera assurément de temps de jeu, et les cadres expérimentés peineront probablement à donner cohésion à l’ensemble.

Certains commencent déjà à chercher des coupables à cette bisbille, remettant principalement en cause un calendrier trop chargé. Des cadres influents réclament une nouvelle approche de la tournée du 25 décembre, et même si, par le passé, certaines mesures avaient été prises pour expurger le parcours de continents entiers, la nouvelle donne économique poussera probablement Petit Papa Noël à revoir les conditions de son passage dans un certain nombre de cheminées hypothéquées.
Un retour à des fondamentaux des plus classiques est donc à prévoir, à savoir qu’il vaut mieux mettre cinq cadeaux dans une cheminée plutôt qu’un cadeau dans cinq cheminées, qui risque, en se cantonnant à un schéma tactique de plus en plus décrié, de détourner les supporters les plus enthousiastes de cette jeune équipe en pleine restructuration…

Démocratie participative: Elisez le Connard de la semaine

Chaque semaine, un face-à-face d’anthologie arbitré par toi, cher internaute humaniste pétri de morale et d’altruisme, entre deux personnalités flamboyantes, deux étoiles étincelantes et remarquables accrochées comme deux slips kangourous au firmament de la connerie universelle, dont le vainqueur ultime, celui qui aura su fédérer l’adhésion populaire et créer une dynamique autour de son nom, se verra attribuer l’honneur de trôner pour les siècles des siècles dans les WC de Chinaski.fr

Michel Sardou: Le barde ultime de la réaction. Toujours un train de retard ou une idée moisie d’avance. Un performer de la beaufitude bling-bling Bernard Laporte: La profondeur de vue d’un épicier reconverti dans les machines à sous. Ministre du cassoulet et de la bite au cirage dans les vestiaires.

 

Réglement.

Par Molise, Directeur Général du service juridique.

Dimanche, milieu d’après midi. Dans la cuisine intégrée de son pavillon de type 4 où flottent encore mollement des relents d’ail, de Beaujolais renversé et de viande de mouton brûlée, votre belle-mère peine à récurer le moule au fond duquel le clafoutis a fâcheusement attaché. Elle ne s’habituera décidément jamais à ce four à pyrolyse qui cuit trop vite, elle aurait mieux fait de ne pas écouter son mari et garder son vieux four à gaz, même s’il n’était pas auto nettoyant et qu’elle y passait l’après midi.

Assis sur le bord du canapé du salon, vous n’avez d’autre choix que de vous ébahir devant les rarissimes pipes en écume-de-bruyère, vantées avec une verve toute gasconne par votre beau père et délicieusement alignées dans leur petit coffret d’ acajou : un « coup de fusil » incroyable à la Foirefouille. Dans la tévé, un Inspecteur du Département de la Police de Los Angeles aux couilles comme des pastèques dessoude devant une foule ébahie un enculé de dealer de type négroïde ; votre conjoint ronfle comme une forge auvergnate dans le fauteuil d’à coté, une bulle de salive se gonfle et se dégonfle en rythme à la commissure gauche de ses lèvres alors qu’acculée dans un coin d’ombre et de poussière, une horloge franc-comtoise décharnée égraine des fractions d’éternité avec une langueur sisyphéenne.

C’est le moment, ami lecteur, de t’envoyer en loucedé une mignonnette de Vermouth et d’aller participer à l’élection du Connard de la Semaine sur http://www.Chinaski.fr.

Le principe est comme JC Van Damme, tout à la fois simple et double. En premier lieu et de manière très classique, vous pouvez apporter vos suffrages à tel ou tel candidat présenté sur le site. En second lieu et en exclusivité sur le large web mondial, et parce que Chinaski.fr est aussi un service de proximité, vous pouvez présenter votre propre poulain à l’élection du Connard de la Semaine. Le concept de Connard de la Semaine étant extensif, votre candidat peut être une Connasse, une bande de Cons, voire, en cas extrême, un fils de pute syphilique et doit bien entendu avoir défrayé l’actualité hebdomadaire en portant haut les couleurs de la connerie universelle. Si votre poulain est élu, vous aurez la chance de participer à un stage de UltimateConnardFighting dans notre académie du Lubéron et dans la limite des places disponibles.

Le concours est lancé, que le meilleur gagne.

Crise financière: Extension du domaine de l’humiliation

Ô citoyen de l’Occident, Ô pantin lambda de la classe moyenne, quand te réveilleras-tu ?
Pendant que tu trimes comme un forcené sous les ordres d’une hiérarchie multipliant de jour en jour les humiliations et les pressions à ton encontre dans le but ultime de générer encore un peu plus de plus-value, ton banquier attend tranquillement la fin du mois pour encaisser les mensualités de ce prêt sur trente ans, contrepartie pécuniaire à la joie et la fierté d’habiter un pavillon rose pourri dans une zone sub-urbaine absconse.

Il t’en coûte, ce prêt, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, une constellation de renoncements, des plus bénin aux plus majeurs, des plus anecdotiques aux plus primordiaux.

Et quand ce même banquier qui joue avec ton pognon pour s’en mettre un peu plus plein les fouilles se casse la gueule, que se passe-t-il ? La banque se met-elle en faillite, ce qui, juste retour des choses, des risques et des aléas, te permettrait de garder ta baraque sans plus payer? Non. Cette même banque qui, le jour où tu perdras ton boulot, te foutra dehors et mettra ta baraque aux enchères, attend que l’Etat se porte à son secours en lâchant des milliards de dollars dans les circuits financiers pour lui sauver la mise.

Avec ton fric, celui des impôts que tu payes.
Jamais tu te dis qu’on se fout de ta gueule ?

Que les flics retournent dans leur pays

La vérité m’oblige à le dire car le constat est simple et le bon sens à portée de la main : trop de gens en uniformes hantent nos rues.
Je ne dirais qu’un mot, et si d’aucun veulent me taxer de fliquisme primaire, qu’ils le fassent, mais on ne m’empêchera pas de parler, car enfin, ils sont à nos portes, de plus en plus nombreux, armés jusqu’aux dents et légèrement plus stupides que la moyenne, mettant sans cesse la population sous pression, dans l’angoisse d’une bavure ou d’une arrestation arbitraire.

Je dirais donc tout haut ce que les français pensent tout bas : que les flics retournent dans leur pays.
Tous ces hurluberlus de bleu vêtus s’installent tranquillement dans nos villes et nos campagnes, au nom d’un idéal sécuritaire rêvé par un homme à la tête de l’Etat qui affiche un physique et une personnalité propres à subir les brimades de ses petits camarades de classe quand la maîtresse a le dos tourné. Mais on ne demande pas leur avis aux gens normalement constitués, ceux qui n’en veulent pas à la terre entière, et qui doivent cependant se coltiner la volaille au quotidien. Car s’ils constituent bel et bien une « minorité visible », ils ne cherchent en rien à s’intégrer en respectant au minimum les règles simples de la vie en société : gyrophares et sirènes à toute heure du jour et de la nuit viennent en permanence bafouer le droit au sommeil et à la tranquillité des citoyens. Si l’on rajoute à cela les émissions de gaz pestilentielles de leurs fourgons administratifs hors d’âge qui semblent ne jamais devoir s’arrêter de patrouiller, nous pouvons bel et bien parler de « bruit et d’odeur ».
Bien sûr, les plus fourbes d’entre-eux se reproduisent à l’envie pour toucher les allocations familiales.
Chers amis, rétablissons l’équilibre dans une société qui devient de plus en plus bleue et se corrompt au contact de cette communauté aux moeurs délétères. Exigeons la création de quotas annuels d’expulsions vers les Etats-Unis.

La société française ressemble de plus en plus à son modèle chinois.

Omnipotence du Président accompagnée d’un certain culte de la personnalité, recrudescence des violences policières, banalisation du contrôle des citoyens et fichage généralisé, emprisonnement des opposants, paupérisation de la population, grand écart économique accentué entre les plus démunis et les plus favorisés… La société française ressemble de plus en plus à son modèle chinois. Encore quelques efforts, du style, l’invasion de la Wallonie, l’envoi de missiles de croisière au-dessus des têtes de nos vieux ennemis anglais, quelques milliards « d’aide au développement » octroyés à la Corée du Nord, et nous aurons réunis tous les critères indispensables à l’accueil des Jeux Olympiques de 2016…
Voir ce témoignage significatif, où un artiste s’en prend violemment à quelques paisibles CRS dans l’exercice de leur fonction, à savoir, le juste contrôle de quelque quidam de type négroïde…
A voir aussi, ces petites statistiques édifiantes sur la répartition du pognon en France.
Signez la pétition contre la base de donnée Edvige
Ici et , deux exemples inquiétants de la dérive de la justice en France.

Blague belge

L’homologue belge de Brice Hortefeux (la classe!) propose l’instauration d’un permis à point pour la régularisation des sans-papiers. Toute une série de critères sont retenus et donnent plus ou moins de points au requérant. La ligue des cafetiers-restaurateurs crie au scandale: La consommation régulière de frite-moule n’a pas été retenue comme signe probant d’intégration.
Voir l’article

Roman courtois

Alors le preux chevalier – les chevaliers sont nécessairement preux dans le roman courtois, au même titre que les découvertes dans les journaux télévisés sont nécessairement macabres -

alors le preux chevalier disais-je, enfila l’armure judicieusement adaptée à sa taille avec talonnette incorporée par le ferronnier officiel, et s’en partit, le glaive flamboyant battant son flanc étique, il avait laissé tomber l’épée que sa faible corpulence empêchait de manier avec la dextérité nécessaire, battre la campagne alentour à la recherche de quelque ennemi suffisamment faible pour se laisser pourfendre sans résistance excessive. A dire vrai, les gens de cour seuls le qualifiaient spontanément de preux, mais il avait instauré une loi qui rendait obligatoire pour tous la juxtaposition de cet adjectif à sa petite personne sous peine de poursuites.

Il embrassa chastement, selon les règles tolérées par les gens de son rang, la châtelaine, qui retourna aussitôt sur le rempart- troisième du nom, elle se laissait aller parfois à pousser la chansonnette du haut de ce mur, pour apporter un peu de joie et de bonheur aux gens simples qu’elle aimait tout particulièrement à cette distance, car ils l’écoutaient depuis les douves boueuses en-bas, à environ 14m, ce qui protégeait cette femme sensible et délicate de la vue de ces faciès tuméfiés et des remugles d’écurie qui exhalent de leur harpies -et s’en alla au galop sur son destrier.

Pendant ce temps, les braves couillons en-bas, enfoncés jusqu’aux genoux dans la vase putride, au lieu de prendre d’assaut le château, lançaient à la troisième quelques pièces par-dessus les créneaux, mus probablement par quelque instinct de bête reconnaissante d’oublier un moment les vicissitudes de la misère, et cette obole pitoyable la touchait sincèrement, elle oubliait son immense fortune personnelle pour se prendre quelques instants pour une vraie saltimbanque, et ils communiaient, elle et le bon peuple, dans la mauvaise foi, le mensonge et l’hypocrisie, pendant qu’au loin son mari, au nom de quelques principes abscons, foutait dans leurs dos le feu à leurs baraques.

Bien fait pour leurs gueules.