Prémonitoire

Le jour où les cons voteront, Sarkozy sera Président de la République.

Texas hold’up

A la suite d’une attente interminable, une page noire et ensanglantée du grand livre déjà bien épais de la crasse médiocrité va enfin se tourner.

Ce chapitre retracera les sombres et pénibles années durant lesquelles aura sévit la plus pitoyable de toutes les marionnettes que la maison blanche ait connue. Dans un peu plus d’un mois, l’actuel parasite de Washington ramassera armes et bagages, femmes et enfants, bite et couteau, monture et sceau d’avoine pour s’en retourner dans son Texas natal. Au grand soulagement de l’humanité.

De retour dans le ranch familial, son père le gratifiera à coups sûrs d’une virile accolade, reconnaissant ainsi en son rejeton le digne héritier d’une lignée de va-t’en-guerre. Défiant le monde avec une obscène impunité et poussant la manipulation à son paroxysme, il n’aura pas dérogé à la longue tradition utilitariste guidant régulièrement affaires et politique aux USA: les gains doivent toujours être supérieurs aux pertes.

Il incarnera pour cela LE président de la guerre contre le terrorisme dont sa famille, ses relations et les faucons du gouvernement profiteront grassement. Les têtes pensantes de son gouvernement auront sans doute longuement médité ce constat éclairé de Gorbatchev selon lequel la dislocation de l’URSS avait porté aux USA le coup le plus rude de la guerre froide en les privant d’ennemis. Et ils auront sans doutes été allumer un cierge en priant la providence de mette un terme à cette calamité. Certains milieux industriels ne tarderont pas à réclamer un retour sur leur investissement électoral.

Une année après la floridienne et transparente victoire républicaine, leur vœux sera exaucé lorsqu’une association de menaçants barbus intégristes au lourd casier de casseurs d’ambassades et de torpilleurs de frégate décidera d’en découdre de manière spectaculaire avec l’Oncle Sam, histoire de montrer à tous qu’ils sont sévèrement couillus et rudement bien organisés. Mais cet adversaire inédit, le réseau terroriste islamique, présente le défaut majeur d’être insaisissable, ou presque. Qu’importe, l’échec de la traque au barbu en chef, Ben-la-menace-enturbanée, aura malgré tout permis aux boys de se dégourdir les jambes dans un espace militaire stratégique, d’entamer la liquidation d’armes et de munitions poussiéreuses et surtout de tester de nouvelles technologies assassines. Les progressifs changements sémantiques du marketing gouvernemental achèveront le glissement subtil vers la guerre préventive contre une-des-principales-bases-arrière-des-terroristes-manifestement-armée-et-belliqueuse-et-son-tyran-moustachu. Et comme la providence frappe toujours deux fois, le pays en question est gorgé de pétrole. Pour une surprise…

Après huit années au pouvoir, dont cinq passées en croisade, le piteux épilogue à cette désastreuse parenthèse historique sera peut-être symbolisé par le mépris manifesté par les représentants du G20 envers le cow-boy sudiste. Du jamais vu. Pour avoir rendu les USA plus impopulaires que jamais et enfoncé le monde dans la guerre et l’instabilité, G.W. n’aura fait face qu’à deux menaces personnelles : un bretzel dissident et une paire de 44 irakienne. C’est vraiment pas cher payé.

Cette désastreuse décennie nous montre combien nous sommes loin du fantasme libéral que l’on nous rabâche inlassablement dans lequel le commerce et la négociation sont les fondements de la prospérité humaine. Si cette vicieuse propagande est parvenue à transformer la quasi-totalité des occidentaux en braves consommateurs disciplinés, elle masque toutefois difficilement les sacrifices et les abominations qu’implique ce statut privilégié et dont nous sommes bien trop souvent témoins: appropriation de force ou exploitation des richesses à l’étranger, intimidation, corruption, recherche d’espaces vitaux et j’en passe. Autrement dit de bons vieux principes de real politique ou la raison du plus fort fait le malheur de tous les autres.

A mon professeur de relations internationales, qui affirmait depuis son pupitre à une assemblée d’étudiants à l’encéphale encore spongieux qu’on ne pouvait pas naïvement analyser les rapports mondiaux en répondant à la question : « à qui profite le crime ? », je répondrais avec la même conviction : «t’as jamais pris une schlap dans ta gueule ? »

Pas beau ça, pas beau !

Bon alors, qu’est-ce qu’on peut embellir ces temps-ci dans l’actualité, à part la Grande Dépression qui attend les Français et qui ne se soignera pas cette fois par plaquette de Lexomil ?

Vous vous posez bien la question (moi aussi d’ailleurs, pour ne rien vous cacher), et en même temps, vous vous dites, si ce type arrive à me faire marrer ne serait-ce que 5 secondes en ces temps moroses, il aura mon respect, peut-être même un début d’érection. Au menu : la mort d’un SDF dans le bois de Vincennes (c’est même pas le premier en plus, il est dans les 250ème cette année à mourir en France) – thème classique, vendeur, compassionel, chrétien, vous pensez à tous ces pauvres malheureux qui dorment dehors, dans le froid, bla bla bla … Pourquoi ne s’intéresser qu’à celui-là ?

Ainsi, pour ne pas sombrer dans cette dérive journalistique, le chef décide aujourd’hui de changer (j’en convient, c’est arbitraire) le menu au profit d’une action collective qui regroupe toutes générations, tous corps de métiers confondus, et qui a pour objectif de changer le monde cruel que nous vivons … (Quel suspens !) : l’envoi de dessins réalisés par des enfants dans les écoles maternelles de je ne sais plus quel bled pour nos militaires bien seuls en Afghanistan.

Quelle pieuse initiative !

Gendarmes, militaires, instituteurs et institutrices, enfants, tous mobilisés autour d’une cause commune : le maintien de la pensée navrante, compatissante, très chrétienne (déjà dit ?), et foncièrement de droite. Devinez où j’ai pioché cette information ô combien importante : au 13 heures de TF1 de l’ami de tous les Français, Jean-Pierre pour les intimes. Que l’on se rassure : l’embrigadement pour un idéal de consensus politique (qui se traduisent par ces petites, mais « nécessaires » intentions) touche lui aussi tous les milieux, de l’écolier au téléspectateur. Si vous trouvez cette vidéo sur le Net (j’ai pas recherché, je l’ai déjà vu une fois, ça m’a bien suffit), montrez la à vos enfants et dites leurs que ce n’est absolument pas ça qu’il faut faire si l’on veut faire taire nos instincts guerriers. Mais vous allez me dire : « Il m’a même pas fait marré ce con-là ! ». Y’a des fois où j’ai pas envie de rire.

P.S. : Hey, les chrétiens, pas la peine de vous plaindre, je ne crains pas le blasphème !

Le chibre du libéralisme dans ton anus anésthésié

Je reviens sur cette affaire de Marseillaise sifflée. Y a rien à faire, ça sent la fange à plein nez, ça respire tellement la démagogie la plus crasseuse, même si on a l’habitude avec Sarko et sa bande d’enfumeurs, que ça donne la nausée.
Bon, revenons avant le match. Stade de France, troisième rencontre amicale de l’équipe de France de foot contre l’équipe de foot d’un pays du maghreb. Il y eut d’abord l’Algérie, puis le Maroc. A chaque fois, l’hymne national français fut sifflé. Un esprit normalement constitué en déduit qu’en toute logique, contre la Tunisie, ça devrait continuer…
Et aucun membre du gouvernement ne semble avoir réfléchi à une réponse intelligente. Ou mieux, mais ne rêvons pas, à communiquer sérieusement avant le match. Pire, nous avons après-coup assisté médusés à une délirante cacaphonie de propositions toutes plus délirantes les unes que les autres.

Seulement, l’ensemble de l’affaire se déroule suivant un scénario qui semble tellement huilé, que dis-je, vaseliné, que l’on peut légitimement s’interroger sur le sens des interventions publiques du gouvernement:

1)TF1 nous offre tout d’abord un rendu sonore mensonger et trompeur: de nombreux témoignages attestent d’un faible nombre de siffleurs et d’une faible intensité. Or, à la télé, on entend même plus Laam chanter.
2)Bien sûr, les commentateurs, Larqué en tête, en rajoutent dans l’indignation…
3)Les politiques gouvernementaux font mine de découvrir le phénomène, s’indignent à leur tour, et y vont de leurs propositions. Bien sûr, aucun ne prend la peine de s’interroger publiquement sur le contexte et le sens des sifflets…
4)Les JT du lendemain relancent le sujet de « la Marseillaise honteusement sifflée ». MAM hoche du menton et promet de retrouver et punir les fautifs.
5)Le Journal du Dimanche sort un sondage, 80% des français trouvent scandaleux que l’on siffle l’hymne national. Evidemment. La boucle est bouclée.

Tout un savoir faire en communication s’étale sous nos yeux, qui fait honte lorsqu’on l’analyse.
Le témoignage de Michel Platini confirme ce dont nous nous doutions fortement: la Marseillaise, comme tous les autres hymnes nationaux, a toujours été sifflée de manière chronique, par des supporters de toutes nationalités, sur des stades de tous pays.
L’enceinte sportive, et à fortiori le stade de foot, est le lieu d’un affrontement identitaire. On va pas rentrer dans les détails. Seulement, « son » équipe est plus belle, meilleure, que celle d’en-face, et doit la battre. Le public, et c’est ce qui fait partie du « plaisir » d’être présent, aide ses joueurs. On siffle l’adversaire dès qu’on en a l’occasion pour tenter de le déstabiliser. Mais ce faisant, on siffle également un symbole, au même titre qu’un hymne national. Donc, au nom de quel principe autorise-t-on, encourage-t-on même, l’un, et condamne-t-on l’autre ? Dans le cadre précis de l’affrontement sportif, quel est le sens exact de l’hymne national?
Bien sûr, personne ou presque parmi les politiques ne pose la question.

Car la vérité, c’est que l’actuel Etat français instrumentalise des faits somme toute anodins pour servir sans en avoir l’air son idéologie neo-cons. Tout est feint dans cette histoire, sauf Bernard Laporte, mais lui il a justement été recruté parce qu’il était pas fin:
Stigmatisation permanente des « minorités visibles » assimilés dès que possible à la délinquance, dont le but ultime semble être, au-delà des visées électoralistes, la promotion d’un modèle communautariste à l’anglo-saxonne.
Montrer encore et toujours, prouver aux citoyens par une rage constamment affichée à punir des coupables, qu’ils vivent dans une société où l’on échappe en aucune manière à la loi, fut-ce pour l’acte le plus anodin, une société qui « surveille et punit ». Evident: plus une société devient dure pour ses citoyens, plus l’Etat a intérêt à les « serrer ». Ca vaut aussi bien pour le communisme que pour le libéralisme dur vers lequel nous glissons, tout en souplesse et sans douleur excessive pour le moment, peu à peu.
Tout est une question de lubrifiant et de progressivité.

Georgia onnn my miiiind

Le président Nicolas Sarkozy se « réjouit » de l’annonce par le président russe Dmitri Medvedev du retrait des soldats russes. On ne sait pas encore si ce sera de 100 ou 200 mètres…surprise !

KI KA KOUYE RACHIDA ?

C’est la grande énigme qui défraie la chronique aux quatre coins de l’empire sarkozien et va jusqu’à faire trembler l’Europe institutionnelle par ses implications adultérines : « mais, putain de bordel, ki ka kouyé Rachida ? ».
En tête de la short (?) list, du massif avec les mal-plaisant Messieurs Aznar et Laporte. Le premier s’est auto-détruit comme un grand et en deux secondes en accusant ETA des sanglants attentats de Madrid. Le haut fait politique du second est d’avoir entraîné des bourricots à crampons à se rentrer dedans avec le plus d’élan possible. Du stakhanoviste du foirage, aussi bien assortis qu’un improbable duo dans un film de Claude Zidi. Le petit ténébreux à moustache, roublard et introverti, et le grand cake à forte maxillaire, rigolard et prompt à la baffe. Elle aime le grand écart, Rachida, si je puis me permettre. Deux beaux pignoufs pris le nez dans le pot de miel et obligés de démentir « non, non, c’est pas moi que je suis le responsable de l’accident bête. » Ce qui, en « off », donne à peu près ceci : «Putain, elle m’avait dit qu’elle prenait la pilule, cette conne, merde, comment ça a pu arriver ? Pose cette échine de porc, ma chérie, tu vas finir par blesser quelqu’un». En espagnol, c’est la même chose sauf que, décalage culturel oblige, il faut remplacer « échine de porc » par « couilles de toro dans leur sac».
Dans leur sillage sur la fucklist, Arthur-de-TF1 qui aimait à se décrire, en début de carrière et avec une lucidité réjouissante, comme « l’animateur le plus con de la télé » (tu tiens toujours la corde, Jacques, continue à te battre…) ainsi que Eric Besson, présentement secrétaire d’Etat vaguement « chargé d’Internet » qui nous donne une idée de son potentiel créatif avec un « il faut que le numérique soit numérique pour tous » du plus bel effet. Nous ne pouvons faire l’impasse sur Dominique Desseigne, le boss du Fouquet’s de triste mémoire ni, bien entendu, le nain priapique, alias le demi-poney de Hongrie, toujours prompt à dégainer sa turgescence aux quatre coins de la République.
Mais tout ceci n’est que présomptions et le mystère reste entier, la dame s’acharnant à faire sa petite cachottière, même murgée au Banyuls. Tout au plus sait-on du père supposé qu’il voyage beaucoup. S’agit-il de Raël, qui passe son temps entre Aldébaran3 et la terre ? C’est afin de faire toute la lumière sur cette ténébreuse affaire que j’en appelle, ami lecteur, à ton témoignage. Si tu as toi aussi vécu une histoire à forte composante sexuelle avec madame Dati et n’espère pas être le père du malheureux évènement qui en a découlé (sic), envoies nous un résumé des faits, on essayera de recouper tout ça, on vérifiera les dates, les cycles, la lune, le développement du fœtus et peut-être pourrons-nous remettre la pécheresse en règle avec Allah le miséricordieux.