Sasha Grey et moi

Je mets immédiatement fin au suspens : dans cet article, vous aurez droit à deux photos.

Oui, j’ai bien dit DEUX photos de Sasha Grey, d’un seul coup, comme ça.

Car la vie est trop courte, et je sais que vous aimez ça.

D’ailleurs, les statistiques le prouvent, et j’avoue que leur lecture me trouble : 80% des nombreuses visites sur chinaski.fr sont dues aux photos de la belle.

A partir de là, pourquoi se priver ?

Je sais ce que vous allez me dire: Chinaski, revient ! Nous, tes fidèles lecteurs, nous t’aimons ! Nous aimons tes fabuleux articles de fond, leur humour décapant, la finesse de ton analyse et ton baroquisme stylistique (oui cher lecteur, je sais que tu pratiques aussi, en cachette, le néologisme foireux). Ne te laisse pas éblouir par les sirènes de la renommée ! Est-ce que tu préfères avoir des milliers de visites succintes et motivées par la concupiscence envers une vague actrice porno ? Ou quelques centaines de vrais lecteurs ?

Euh…

Ben, j’avoue que je me pose la question…

D’abord, si ça continue comme ça, je vais mettre de la pub sur le site, et Sasha Grey va me rapporter du pognon. C’est un genre de proxénétisme, me direz-vous.

Oui, je sais.

D’autres questions ?

Un livre de Anna Gavalda…

…c’est un peu comme trouver un verre d’eau vide dans le désert : ça sert à rien, ça énerve, ça vous donne envie d’égorger votre chameau et d’inventer des religions monothéistes à la con pour punir la planète entière…
Bon, j’exagère un peu. A la vérité, un livre de Anna Gavalda, ça vous en touche une sans bouger l’autre.
Ah… Anna… j’ai pourtant essayé, de te lire. Et ta prose lénifiante m’a pris en traître…

J’ai vu soudainement l’implacabilité du temps qui passe, Tempus fugit, comme dirait le Pape, comment il s’appelle, déjà ?
Donc, le temps passe… Et tout à coup, soudainement, au détour d’un rebondissement aussi imprévisible qu’une tache de moutarde rance sur la chemise d’un VRP, j’ai compris, Anna, que j’aurai pu t’aimer, du temps de ma jeunesse folle et follement enfumée. Je me serais laissé bercé, adolescent défoncé à la colle à rustine, par ton chant romantico-ésotérique dépressif…

Mais non.
Quelle mocheté, la vie. Pourquoi ne t’ai-je rencontrée plus tôt ?
Pourquoi le destin ne nous a-t-il pas réuni en d’autres temps, sous d’autres cieux, vers d’autres horizons, d’autres perversions polymorphes et d’autres incommunicabilités régressives?
Nous aurions pu vivre un genre d’idylle, toi et moi. J’aurai fait l’homme un peu rustre mais généreux. Tu aurais fais la femme sensible mais forte. Toi et moi, nous gambaderions sur une plage de sable noir comme il en existe sur les iles volcaniques et françaises du Pacifique, pas que les françaises mais bon, je vois pas de raison d’aller chez les sauvages, donc je disais, nous baguenauderions sur les plages de sable noir à la recherche de quelque perversion monomaniaque, de quelque platitude à énoncer devant un majestueux -forcément majestueux- coucher de soleil…

Un jour, j’en ai l’intuition, je le sais, j’entends le murmure du destin : Alzheimer me saisira… alors…toi…moi…le sable…j’en frissonne d’avance.
Euh non, ça c’est Parkinson…
Enfin bon, un jour, toi, moi, la perversion molle, les clichés putrides, les couchers de soleil, la mer, l’horizon infini, forcément infini et l’amour, éternel, forcément éternel…

A l’origine était le Verbe

En cette époque de retour a l’ordre moral, où l’on constate que nombre de nos co-planetaires fantasment encore sur une partie de jambes en l’air au ralenti sur une peau de bête au coin du feu, il est de notre devoir de joyeux pamphlétaires de signaler l’existence de ceux qui se battent pour proposer des alternatives libératrices.
Parce qu’il est dommage, voire dangereux, de ne pas donner à la bête qui est en nous sa part légitime, plutôt que de venir étaler sur sa morte toison les sucs cucu-la-praline de pauvres bisounours persuadés de ne pas être pervers en calquant ses ébats sur le quart d’heure passion d’un navet ricain avec Hugh Grant…
Ce bon Chinaski a choisi Sasha Grey comme égérie, et bien moi je vous présente un joyeux drille porteur d’un message profond et sincère,d’un cri révolutionnaire qui va vous toucher au creux de vos désirs les plus ardents : introducing………………………DAMIEN BAISER.

 

Rentrée littéraire

Les critiques unanimes encensent le dernier livre de Catherine Millet, Jour de Souffrance. Même le Michel Drucker de l’imprimerie de masse, Bernard Pivot, reconnaît des qualités à ce livre de Catherine qui, contrairement à son prédécesseur et contre l’avis de son éditeur, se lira des deux mains. Bon, je l’ai pas lu. Et je le lirais pas. Mais si quelqu’un a des choses à dire…
Pour la photo, c’est Sasha Grey, un genre de Catherine Millet situationniste…mais vous êtes assez grands…

Le Bruit qui Pue

Le méthylcellulose sert aussi bien chez les chefs cuistos quatre étoiles pour fabriquer du gel de truffe ou ce genre de conneries que dans le cinéma porno pour imiter le sperme.

Des frites ?

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