Endemol: l’onomastique…moi le manche!

Aujourd’hui, Chinaski.fr fait appel a ses plus grands sémioticiens, étymologisti-plasticiens pour analyser, certes avec un vieux goût de foutre rance au coin de la mollaire, un des noms les plus convoités par les diffuseurs de parfums à chiottes télévisuels qui soit : ENDEMOL.

A première vue, que nous evoque ce doucereux intitulé « Endemol »?

Nous pensons tout de suite à un médicament révolutionnaire pour lutter contre le priapisme : « Chéri,quand cesserons donc ces érections frénétiques, tu as pris ton Endemol 500mg? »… Nous imaginons tout à fait cette scène dans un film d’anticipation comme on en fait si bien depuis Orwell. Cette analyse peut paraitre fantasque mais nos esprits au demeurant gauchistes et libertaires savent pertinemment que nous sommes tout à fait proches du compte : les déjections télévisuelles de cette usine à vide restent un bromure des plus efficaces pour des cerveaux dejà bien engourdis. Dans un registre non moins médical, le sus-dit nom évoque aussi clairement le formol, à savoir ce produit verdâtre dans lequel on conserve fort bien les choses mortes.

No comment.

Et bien quéquette!! Nos analystes se sont fourrés le doigt dans l’oeil : ce nom n’est pas le produit de l’imagination conquérante et perverse de géants de l’entertainment mais tout simplement la contraction des patronymes des deux larrons vikings à l’origine de ce formidable consortium, à savoir : Joop van den Ende et John de Mol. Etonning not? Ces deux jeunes hommes ne sont bien-sûr plus de la partie et depuis sa création en 1994 la multinationale a vu ses rangs et son capital gonflés de noms comme Mediaset ( la société de Silvio Berlusconi), Arthur pour sa filiale francaise, mais aussi quelques sous-fifres tels que Lagaf,Fogiel ou encore Karl Zéro.
Alors de Nice People à Secret Story en passant par Qui veut gagner des millions, ce nom domine notre paysage télévisuel dans la joie et sans prise de tête bien sur (32h de programmation hebdo sur les chaînes hertziennes en 2002), nous abreuvant sans cesse des fleurons de la créativité européenne en matière d’amusement et de culture.
Sur ce, comme l’a si bien dit Roland Barthes en posant le point final de ses mythologies : Youpi.

Sémiotique de l’oralité

Il est bon et doux, certains soirs d’été lourds de menaces et de nuages électriques, d’oser se servir un triple Single Malt Scotch bien tassé avant d’offrir son corps fatigué à quelque canapé de cuir pleine fleur, et de se remémorer, sans nostalgie, sans mélancolie, lentement, le temps de son enfance à jamais perdue, tout en acceptant d’un regard bienveillant la proposition de cette accorte demoiselle qui se propose de vous fellationner.

Donc, petit, je gambadais en short -très précoce, je refusais déjà de me laisser embrigader dans des combats ridicules, et c’est à dessein, au nom d’un élargissement bien compris de mon vocabulaire à des anglicismes plaisants, que je portais le short pendant que d’autres arboraient des culottes courtes aussi laides que désuètes- et je ne connaissais pas les questionnements introspectifs, malgré les heures innombrables passées à jouer avec mes amis dans des champs de chanvre indien en fleur.

Cependant, l’on vieillit et je ne voudrais pas manquer à tous mes devoirs. Je dois donc interrompre avant qu’il ne soit trop tard, ces méditations empreintes de sagesse et de simplicité, car il est temps de rendre un hommage mérité à l’oralité, et d’enfin honorer la demoiselle sus-citée.