Un minaret dans l’usine à chocolat

stop-minarets-suisse-udcJe remplissais ce matin d’énergie fossile non renouvelable le réservoir de mon véhicule et me gratouillais distraitement les roustons en comparant mon empreinte carbone à celle de Yann « Hugo Boss » Arthus-Bertrand quand la Vérité m’a frappé de stupeur au coin de son bon sens : nous vivons dans un monde d’abrutis.

Prenez la Suisse, par exemple. Ce pays calme et feutré. Ce petit écrin d’herbe à vache planqué quelque part entre le lac Léman, les Alpes et le Jura, où dépasser le chuchotement est une atteinte à l’ordre public, voir à la sécurité de l’Etat. Eh bien les habitants du coin –les suisses, donc- ne veulent plus de minarets sur leur petit lopin de terre. Pourquoi ? Parce que, qui dit minaret, dit arabe. Et qui dit arabe dit… heu… arabes.

C’est que, voyez-vous, il y a deux sortes d’arabes, pour le suisse. Le premier est l’arabe « Arabe », il doit sa majuscule à ses pétrodollars. On le chouchoute on le dorlote, on se jette à terre pour converser avec la semelle de ses godasses, on ramasse avidement les miettes dans son sillage, on le gratouille derrière l’oreille, bref, on lui suce la queue jusqu’à plus soif, car l’Arabe tiens une bonne part du produit national brut du pays par les couilles. Le second est l’arabe « musulman », du nom de la religion ivre de malheur et de destruction qu’il pratique avec une ferveur évocatrice. Il est pauvre et donc jaloux, alors il tue, lapide, burquaïse, égorge, viole, terrorise, immole, dissout, torture, détourne, détrousse, foule aux pieds, asservit, mutile, caillasse, trafique, complote, mitraille, pille, empoisonne, corrompt, enferme, infiltre, soudoie, dynamite, écartèle, et quand ces turpides activités lui laissent un peu de temps et d’énergie, il contraint une de ses nombreuses épouses ou prie son dieu infernal. Et c’est là que se pose le problème du minaret.

Car mettez vous à la place du suisse : vous rêvassez, vous vous imaginez le week-end prochain quelque part dans vos vertes et grasses prairies ondulantes, une de ces vallées bienveillantes à la bonhommie caractéristique et vous voyez un métèque à barbe qui grimpe, en remontant son espèce de robe pour ne pas marcher dessus, tout en haut de son improbable truc moche pour brailler un tonitruant « Allahouakbar » cinq fois par jour. Et tout d’un coup, ce sont des hordes de musulmans qui sortent de la télévision du salon –oui oui, de la télé du salon- et qui viennent tuer, lapider etc. dans vos vertes et grasses etc., puis très vite le Front d’Islamisation de la Suisse met la Confédération à feu et à sang et le rêve suave du paradis alpestre en lévitation au dessus des avanies d’un monde non civilisé est réduit en cendre ainsi que l’usine Rolex sise à Plan-Les-Ouate, Genève.

Comment voulez vous, à l’aune de ces horrifiques menaces, être frais et dispo pour compter l’argent sale le lundi matin au boulot ? En vertu de quoi, non aux perchoirs à barbus, Allah doit rester au raz du plancher. A ce moment de la démonstration -57% des suisses au minimum sont de parfaits abrutis-, les plus susceptibles d’iceux m’objecteront que « vous, en France, etc. » et le pompiste me réclamera soixante trois pétrodollars pour le plein. Soit. Certes. N’étant ni noire ni écrivaine et n’ayant été gratifié d’aucun prix littéraire, je ne suis tenu à aucun « devoir de réserve » envers la nation, et puis conséquemment affirmer à mes amis suisses qu’un minimum de 54% des français sont également de parfaits abrutis puisque c’est le score du vainqueur des dernières élections présidentielles, que l’on atteint les 80% dans le monde médiatico-politico-économique ainsi que dans les régions limitrophes à votre pays, et que l’on culmine à un flamboyant 100% à l’UMP, soit ses adhérents, ses militants, sympathisants, affidés et autres gratte maroquins ministériels de plus ou moins vile renommée (élargi aux époux(ses), concubin(e)s, vie maritale).

C’est qu’en France, en plus des arabes, on a aussi les noirs et les jeunes qui nous polluent l’identité nationale, soit de multiples occasions de déverser à chaque instant des flots de merde à ce point nauséabonde que je ne sais plus à quelle pourriture historique les comparer. Ajoutez à cela qu’une part non négligeable des pétrodollars que je viens de lâcher pour le plein de ma caisse finira probablement en Helvétie et vous comprendrez que le pompiste haïtien, tout en empochant mes craquants, me glisse subrepticement qu’il soupçonne qu’il faille soi-même être un abruti accompli pour « réussir » dans un tel monde d’abrutis.

Pédophilie à l’UMP

mam veut prendre tes couilles comme ça, et...Michèle Alliot-Marie. MAM. La vulgarité faite femme. Pas cette vulgarité de bas-étage, constituée pour l’essentiel d’un accoutrement ridicule et d’un maquillage à la truelle, que l’on trouve communément répandue chez les prolétaires femelles.

Non, une vulgarité intériorisée, sincère et profonde, qui ne saute pas immédiatement aux yeux et qui pourtant, à bien y regarder, exsude sournoisement, caché sous les attributs de ce qui tente de se faire passer pour de la prestance, et que les plus énervés d’entre-vous verront plutôt comme une arrogance et une condescendance de classe qui, à travers l’histoire, ont appelé les exécutions les plus sommaires.

Mais soyons magnanimes, et avouons que Michèle porte princièrement sa tête farcie de merde.

Alors donc Machine, qui n’en est certes pas à son coup d’essai, frappe aujourd’hui très fort dans la démagogie dégueulasse. Certes, l’UMP a fait son fond de commerce de ce petit populisme minable qui consiste à flatter sans avoir l’air d’y toucher l’électeur lambda dans ses aspirations les plus sordides.
Mais là, je dois dire que je suis sur le cul.

Francis Evrard, pédophile meurtrier, autant dire, la crème de l’humanité, envoie du fond de sa cellule une lettre ouverte au nain priapique. Il réclame pour lui la castration physique. Qu’on lui coupe les couilles, quoi.

Je relève au passage l’unanimité fangeuse avec laquelle notre presse nationale a relevé l’information. De Libération au Figaro, la déontologie, pour nos gratte-papiers officiellement estampillés, consiste à se demander si telle ou telle information ne déplaira pas trop au Roi.

Quand à relayer massivement sur la place publique les délires médicamenteux d’un homme malade, cela ne semble poser de problème éthique à aucun d’eux. Car merde, le psychopathe demande à ce qu’on le mutile. Je croyais que ce genre de pratique relevait de la barbarie. Que les sus-dits journaux s’empressent de dénoncer haut et fort quand elle a lieu sous des latitudes plus exotiques.

Mais je vais pas commencer à parler de la presse, je suis déjà assez énervé comme ça.

Alors donc, revenons au cœur de la saloperie, là où elle atteint son plus haut degré de putréfaction, la tête de l’État: La ministre des gens qui foutent d’autres gens en taule, elle, trouve ça bien, la mutilation. Elle qui a accédé -comme tous ses camarades, à force de coups-bas, trahisons et/ou honteuses flagorneries – aux plus hautes fonctions de l’État, est censée incarner pour cela, je sais je suis un éternel naïf, l’excellence intellectuelle, la raison primant sur l’émotion, voire la sagesse, et elle déclare dans une interview au Figaro datée du 22 octobre: « la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu’aujourd’hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement . »

ENORME! Deux phrases bien senties, et se crée devant nos consciences ébahies un nouveau paradigme pour la putasserie politique.

Si Michèle a la chatte aussi pourrie que le cerveau, ça doit refouler sec en Conseil des Ministres. Oui, je sais, c’est délicat, c’est printanier et subtil, mais je l’ai déjà dit, je suis énervé.

Et donc, je propose moi, à des fins prophylactiques, la castration physique de chaque militant UMP. Jusqu’au dernier. Et pour pas que les militantes s’ennuient le samedi soir, tournée générale d’excision.

PS: le Syndicat de la Magistrature se fend la poire avec nous suite aux propositions vomitives de Tartufette: un article dans Le Monde daté du 23 octobre.

Proposition de loi sur les bandes violentes : une bande-annonce d’une belle bande de cons, digne de la Bande à Basile

« Proposition de loi sur les bandes violentes » : une bande-annonce d’une belle bande de cons, digne de la Bande à Basile.

Voilà que les violences en bandes reviennent, oh très discrètement, au programme de l’Assemblée nationale (l’examen de la proposition de loi contre la violence en bandes reprend lundi 29 juin, séance prévue à 21h30).

Passez pompons les carillons, les portes sont fermées…

Passons sur le fait que remettre ce texte à l’ordre du jour de lundi montre clairement la volonté du gouvernement de faire passer cette proposition devant les députés le plus rapidement possible, et ce, malgré les protestations de l’opposition. Passons donc. On n’est pas à un coup de passage en force près.

Dura lex sed lex : La loi est dure, mais c’est la loi

Le premier article de ce texte de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l’intention de commettre des violences», même s’il s’agit d’une participation temporaire, sera punie de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. Et lorsqu’un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l’une au moins est porteuse d’une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende.

Devinettes

A partir de combien on est une bande ? Où finit la bande de copains et où commence la bande violente ? Qu’est-ce qu’une participation à une bande ? Et une participation temporaire ? Comment peut-on condamner une intention ? Qu’est-ce qui constitue une arme ? Qu’est-ce que la rue ? Qu’est-ce qu’une personne ? A partir de combien de tours de vis répressif ça fait vraiment mal ?

Réactions

Le Syndicat de la magistrature « dénonce fermement la philosophie générale d’un texte qui instaure, par la création d’un délit préventif, une insécurité juridique manifeste ». Il juge en outre «juridiquement inutile» l’incrimination d’appartenance à une bande violente «puisque les tribunaux disposent déjà de l’arsenal pénal nécessaire pour poursuivre et juger les auteurs d’intrusions ou d’agressions violentes, y compris à l’intérieur des établissements scolaires».

Les sociologues (entre autres spécialistes de la délinquance) dénoncent comme « gratuit » le fait que le phénomène des bandes est en augmentation, et qu’ « aucune donnée ne peut l’étayer ».

Notons enfin que l’article 2 s’inspire de la funeste loi anticasseurs de 1970, qui créait une responsabilité collective en cas de troubles. Il prévoit ainsi d’étendre le délit de participation à un attroupement armé (trois ans de prison, 45 000 euros d’amende) aux personnes… non armées mais présentes « volontairement » ! « On est dans une logique de soupçon, comme au temps de la Terreur, où vous pouviez être suspect d’être suspect… » dénonce Michel Fize, chercheur au CNRS.

Dénouement

D’un point de vue purement théorique : place à la surenchère législative, au déni de la réalité, à la remise en cause des principes généraux du droit, au bouleversement de la procédure pénale, qui ne punirait plus seulement les faits commis, mais l’intention (« poursuivre le but(…) de commettre des violences volontaires » (art.1er)).

D’un point de vue plus physique, plus palpable : ce texte va permettre aux policiers d’interpeller qui ils veulent.

D’un point de vue bêtement citoyen, ces articles, qui visent à réprimer « les attroupements », sont susceptibles de s’appliquer sur « des phénomènes de contestation sociale ». Constat partagé par Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats, qui estime que le texte est « tout à fait transposable pour une manifestation ».

Moralité

Tous les mioches de 5ans qui portent une cagoule l’hiver prochain = bande à Bonnot.

Bande d’ahuries.

Bande du verbe bander. Bandons Camarades.

Boomerang

Incarcéré pour toutes sortes de petites magouilles minables, Jacques Bouille, élu UMP, maire de Saint Cyprien, craque sous la pression et se suicide en taule. Car c’est moche, la vie en taule. Particulièrement moche en France, et encore plus après quelques années d’Etat UMP.
Il porte le nombre de détenus morts pour les même motifs en 2009 à 58.
Sauf que là, on a envie de rire.
Car le propre du boomerang est de revenir dans la gueule de celui qui l’a lancé. L’UMP est championne du monde pour en balancer tous azimuts.
Et d’un retour dans sa face ! Bien fait pour ta gueule, M. Bouille (notez le jeu de mots subtil).
Et le premier qui vient me parler respect, douleur des familles, humanité, ou ce genre de connerie, je lui botte le cul.

Pour la peine, un gentil lien vers une interview de Julien Coupat dans Le Monde du 25 mai 2009.

Soutien au gouvernement

Camarades militaires, d’active et de réserve, en soutien au gouvernement, merci d’envoyer vos dons sous forme de balles Dum-Dum, 38 spécial ou 9mm à l’adresse suivante:

Nicolas 1er de la France
Elysée
Paris

Faisons preuve d’humanité…

Après avoir pris soin de vérifier par trois fois son calibre 7.65mm sur sa maîtresse, qui réagit aussitôt par un soudain dégoût de vivre, le député UMP Jean-Marie Demange s’est tiré hier une balle dans la tête, provoquant sur sa propre personne un appel d’air irrémédiable.
Banale affaire passionnelle comme il en arrive chaque année plusieurs dizaines. Mais pas seulement, si l’on en croit les nombreux témoignages recueillis au sein de sa formation politique:

Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP: « Jean-Marie Demange était un de mes collègues que j’appréciais, qui était actif, il avait eu du mal à se remettre d’un échec aux municipales à Thionville, et visiblement ça l’avait beaucoup affecté ».

François Grosdidier, président de l’UMP de la Moselle: « Il avait été très affecté par la perte de la mairie qu’il vivait, douloureusement, comme un échec personnel ».

Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement: « Je ne sais s’il y a un lien entre les éléments dramatiques desquels nous parlons et cet échec aux municipales mais quoiqu’il en soit, c’est une perte pour l’UMP ».

Cher amis, nous devons prendre conscience de la fragilité de ces hommes, qui sous l’armure de l’arrogance et du costume trois-pièces cachent souvent un coeur sensible. Nous nous devons, nous devons à nos enfants, de prendre nos responsabilités, en faisant preuve d’humanité pour préserver ces santés mentales vacillantes: n’allons plus voter.

Benoît Poelvoorde a lui-même souhaité se faire interner en hôpital psychiatrique suite à un banal accident de voiture, conséquence non moins banale d’une soirée alcoolisée.
Un élégant et probe procureur de la République s’est empressé de révéler à la presse la présence de « substances non identifiées » dans le sang du comédien, confirmant sans le vouloir la détresse d’un homme tellement dépressif qu’il n’est plus capable malgré un budget quasi-illimité de se procurer de la bonne coke.
En effet, Benoît connaît un passe difficile. Il affirmait lors d’une interview, fin 2007, mal vivre sa notoriété grandissante, et traverser une grave dépression: « Le cinéma a pris le dessus sur ma vie et je me suis retrouvé tout nu avec plus rien d’autre que mes larmes pour pleurer. »
Faisons preuve d’humanité, et renvoyons Benoit à cette cohorte des comédiens anonymes et RMIstes, afin qu’il retrouve le goût de la vie et de la lutte: n’allons plus voir ses films.

Quand à Amy Winehouse, même pauvre, elle serait alcoolique. Doit y avoir sur terre à peu près 43.000 gonzesses pourvues d’un même talent musical, je vois pas pourquoi on nous emmerde avec celle-là…?
Faisons preuve d’humanité, supprimons la musique dans les ascenseurs.

Clairvoyance

Eric Woerth, Ministre du Budget, refuse de légiférer sur les stock-options et accuse la gauche de vouloir mettre les hauts dirigeants « face au peloton d’exécution ».
Je comprends son désarroi: certains méritent plus d’être pendus avec leurs tripes…